En créant le Pastis des Lices, Yannick Desmarest redonne vie à l'une des pages de l'histoire tropézienne. Cette histoire écrite dans les années 50, il la remet au goût du jour en créant un pastis à la fois artisanal et issu de l'agriculture biologique.
Le créateur
oenologue de formation, Yannick Desmarest a travaillé au Maroc, en Afrique du Sud, au Portugal, dans le Bordelais, en Champagne et finalement à Saint-Tropez, chez les Maîtres Vignerons de la presqu'île. Puis l'heure est venue pour lui de relever un autre challenge, celui de l'entreprise. «Nous sommes en octobre2008 et je teste alors mon idée de créer une bière artisanale auprès des banques...». La crise est sur toutes les lèvres et les banques peu enclines à investir. Yannick Desmarest change alors son fusil d'épaule pour redonner vie à un pastis inventé quelques années plus tôt.
Le concept
«Au début des années 50, Lucien Gal, distillateur et négociant en vin, a donné naissance au premier pastis de Saint-Tropez, ?Le Mont Pécoulet?. Sa production s'est arrêtée au bout d'une dizaine d'années... Jusqu'au jour où j'ai rencontré Christine Coste, fille de Lucien Gal», raconte Yannick Desmarest. Deux ans auront ensuite été nécessaires pour que le Pastis des Lices voie le jour: «Il s'agit d'un mélange subtil de 13 huiles essentielles et extraits de plantes issus de l'agriculture biologique, rappelant évidemment les 13 desserts traditionnels provençaux de Noël». Sa plus value par rapport aux grands noms du secteur: le label ?agriculture biologique? et la marque Made in Saint-Tropez. Sa commercialisation a été lancée au mois de mai2010 avec deux habillages différents, pour deux cibles bien distinctes: «D'un côté, les cafés, hôtels restaurants, commerces de proximité et cavistes. De l'autre, la grande distribution».
Les développements
Les commerces de la presqu'île ont joué le jeu. Un contrat de distribution a été signé avec Leclerc en local et Yannick Desmarest est désormais en attente de référencement sur d'autres grandes enseignes de la distribution. En tout, il peut compter sur 130 points de vente de Toulon à Saint-Raphaël. À terme, il espère couvrir la bande littorale allant de Menton à Marseille. Et, actuellement, il pense déjà à la diversification de ses produits. Une vodka bio devrait prochainement être diffusée en édition limitée et lorsque ses fonds propres le lui permettront, il n'exclut pas l'idée de revenir à sa première idée: la création d'une bière aromatique varoise, un marché de niche auquel il continue de croire...
www.pastis-and-co.com