L'aventure de Wallis a commencé voici 20 ans. L'entreprise est née de la volonté de photographes professionnels de se réunir au sein d'une structure qui proposerait à la fois des services de photothèque et de production. «Nous voulions créer une entreprise afin de générer des gains en local, rappelle Daniel Intartaglia, l'un des associés de Wallis. Mais, en 1992, au moment de la guerre du Golfe, le marché de la photo s'est écroulé», ajoute-t-il. En revanche, la demande d'images existantes a augmenté. «Nous avons donc basculé clairement sur l'activité de photothèque. Depuis quinze ans, nous sommes passés de la production à la gestion». La photothèque compte pour clients des agences de communication, des éditeurs, des institutions installés dans les régions Paca et Languedoc-Roussillon. Elle regroupe près de 400.000 images et une centaine de photographes. «Sur le site, nous avons numérisé près de 100.000 clichés au sein desquels le client peut faire son choix. Si sa demande est spécifique, nous pouvons faire une recherche dans le reste du fond», ajoute Bruno Charlier, associé de Wallis.
«L'épicerie fine de la photothèque »
En terme de rémunération, la répartition entre l'agence et le photographe se fait à 50/50. «Nous nous voulons une photothèque équitable. Nous souhaitons que personne ne soit lésé dans l'échange. Nous ne pouvons ainsi pas vendre à des tarifs aussi bas que les grands opérateurs comme Getty. Mais nous ne fournissons pas non plus le même type d'images. Nous ne sommes pas incompatibles. Nous possédons un fond local ancré dans le territoire. Nous sommes un peu l'épicerie fine de la photothèque ». Au-delà de la simple vente d'images, la société propose la gestion des flux d'images pour un site, des entreprises ou des collectivités.
Effectif: 4 - CA: 330.000 € Tél.: 04.91.34.75.15 www. wallis.fr
La photothèque marseillaise Wallis fête ses vingt ans d'existence. Depuis janvier, l'entreprise dispose d'un bureau à Paris.