La créatrice
Sophie Chappuis, 44 ans, docteur en biologie formée au centre des entrepreneurs d'EM Lyon, a créé et dirigé Transat de 2002 à 2008, une société de biotechnologie lyonnaise de conception et ingénierie cellulaire. Contrainte d'en déposer le bilan après une affaire de sabotage industriel, elle a ensuite été directrice de programme chez bioMérieux pendant deux ans. Fin 2010, désireuse de retrouver le monde des PME, elle a monté 66°30, une société spécialisée dans la direction opérationnelle d'entreprise, pour accompagner les dirigeants de PME. En 2011, elle a rencontré, par l'intermédiaire du Clara, Cyril Lafon et Jean-Louis Mestas, du laboratoire LabTAU (Inserm), spécialisé dans les ultrasons thérapeutiques. Ils cherchaient un entrepreneur pour valoriser le développement de leur technologie brevetée. De là est née Caviskills, en août 2012.
Le produit
Caviskills est un bureau d'études qui fait l'interface entre la R & D du LabTAU et la production, réalisée chez Edap TMS, dont l'entreprise sous-loue des locaux, à Vaulx-en-Velin. « Nous développons des dispositifs médicaux qui permettent d'améliorer le rapport efficacité/toxicité dans les traitements par chimiothérapie, précise Sophie Chappuis. Caviskills utilise une technique d'ultrasons pour cibler très précisément les cellules et améliorer la pénétration de médicaments ou de molécules dans les cellules. »
Le développement
La SAS est en phase préclinique avec le Centre de recherche en cancérologie de Lyon et le Centre Léon Bérard. « L'idée est de démarrer la phase clinique en 2014 pour une mise sur le marché en 2017, dans un premier temps pour certains types de cancers du sein et les sarcomes. » Parallèlement, une machine est en cours de production pour les animaux, à visée de recherche mais aussi pour des applications vétérinaires. Elle sera commercialisée dès fin 2013.
Les perspectives
Caviskills, incubée par Créalys,
labellisée Novacité, membre du Réseau entreprendre et soutenue par Oséo et la Région Rhône-Alpes, a obtenu plus de 700.000 € d'aides et prêts. Sophie Chappuis vise une première levée de fonds de 500.000 € cette année pour mener à bien ces premiers développements, puis une deuxième en 2014 pour démarrer les essais cliniques. Son chiffre d'affaires prévisionnel pour 2017 est de 5 M€ sur l'activité dispositifs précliniques, les dispositifs thérapeutiques devant générer des revenus à partir de 2017. Les effectifs, de 4,5 personnes actuellement, n'excéderont pas quinze personnes à cinq ans, le modèle de bureau d'études ne nécessitant pas plus de salariés en interne.
Caviskills
(Vaulx-en-Velin) @email