Séché Environnement poursuit sa croissance. Au premier semestre, le groupe mayennais de gestion des déchets et de dépollution des sites affiche un chiffre d’affaires en hausse de 2,7 %, à 505 millions d’euros. En France, l’activité recule de 3,2 % (354 M€). A l’international, elle progresse de 20 % (151 M€).
Des résultats impactés par la baisse des prix de l’énergie
Cependant, ce début d’exercice de l’entreprise qui emploie 6 000 salariés a aussi été impacté par un recul de l’excédent brut d’exploitation de 17 % (qui s’établit à 88 millions d’euros pour le premier semestre). Sur les six premiers mois de l’exercice, le résultat net se limite à 8 millions d’euros, contre 23 millions d’euros en 2023.
"La baisse sensible des prix de vente de l’énergie a pénalisé la contribution des activités de valorisation énergétique en France et la réduction de l’accidentologie industrielle et environnementale au premier trimestre a conduit à des décalages de prises de marchés dans mes activités spots d’urgence environnementale et de dépollution en France comme à l’international", explique le directeur général Maxime Séché.
Plus précisément, la baisse de l’ordre de 33 % des prix de l’électricité et vapeur confondus par rapport au premier semestre 2023 a pénalisé la rentabilité des sites de valorisation énergétique ; l’impact des retards sur les "spots" totalise 17,9 millions d’euros sur le chiffre d’affaires ; enfin, "une maintenance anticipée a été réalisée sur l’incinérateur de Salaise (Isère) au premier trimestre, pénalisant le chiffre d’affaires contributif à hauteur de 3,8 millions d’euros". Selon le directeur général du groupe, "l’impact cumulé de ces trois facteurs sur l’EBE est estimé à 16,2 millions d’euros".
Une relance prévue dans les prochains mois
Néanmoins, "le second semestre est sensiblement mieux orienté, en particulier sur les marchés spots d’urgence environnementale et de dépollution, en France et à l’international", indique le groupe.
Et "des succès commerciaux d’ampleur porteront leurs effets dès ce second semestre jusqu’au début 2025", notamment en Amérique Latine.
Surtout, l’intégration d’ECO en Asie, une entreprise de Singapour spécialisée dans la gestion des déchets dangereux (66 M€ de CA), devrait doper l’activité internationale. "Le nouveau plan d’affaires 2026 affiche des objectifs améliorés par rapport à ceux présentés en décembre 2023", annonce Maxime Séché.
Anticipant une activité au second semestre 2024 plus soutenue qu'en début d'année, le dirigeant du groupe mayennais table sur un chiffre d'affaires 2024 de 1,120 milliard d'euros, supérieur de 10 % à celui enregistré en 2023. Le groupe mayennais accélérerait ainsi sa croissance, déjà spectaculaire ces dernières années.