Normandie : L'avenir d'Ixow en suspens
# Innovation

Normandie : L'avenir d'Ixow en suspens

La société Terranere (27) qui développe la marque d'équipements pour cycles Ixow était aujourd'hui devant le tribunal de commerce d'Evreux. L'enjeu: obtenir une poursuite d'activité avec une période d'observation pour se relancer.

L’avenir de la société Terranere qui exploite la marque Ixow et ses produits dédiés à l’univers du vélo est entre les mains du Tribunal de commerce d’Evreux. Avec deux options à la clé: une poursuite d’activité avec période d’observation ou une liquidation pure et simple.

Un an de retard sur un moule

Accueilli par Faurecia sur son site d'Evreux en 2013 dans le cadre d’un plan de "ré-industrialisation" consécutif à une baisse de l’activité de l’équipementier automobile, Terranere aurait dû connaître en 2015 le décollage tant attendu. Un objectif contrarié par plusieurs facteurs, explique l'un des associés Christian Gauthier: "nous devions démarrer la production en 2014 mais nous avons perdu plus d’un an avec notre plasturgiste (LFP) qui a accumulé les retards sur le moule d’un de nos produits (StemPark, système d'alignement parallèle du guidon avec le cadre)".

Les livraisons attendus n’ont donc pas pu avoir lieu, notamment avec l’Indien Tata, au point qu’en avril 2015 Faurecia aurait proposer de prêter un million d’euros supplémentaire à la PME, montant lui permettant d’obtenir une contribution bancaire ainsi que la mise en route d’une levée de fonds auprès de trois investisseurs déclarés.

Une proposition jugée "inacceptable"

"Au lieu de cela, le 17 juillet nous avons reçu une proposition inacceptable de Faurecia", justifie Christian Gauthier. Et le château de cartes s’est effondré. Dans l’impossibilité de payer les salaires d’août (35 ETP), le P-dg de la société Philippe Migneau a saisi le Tribunal de commerce le 1er septembre. En attendant une rencontre organisée le 8 octobre sous l’égide du médiateur inter-entreprises entre Faurecia et les représentants de la PME, Christian Gauthier a présenté un plan susceptible, dit-il, de remettre Terranere en selle grâce à des accords commerciaux signés ou sur le point de l’être avec Tata, KryptoKnight ou encore le fabricant Allemand de vélos Canyon.

Conclusion, "si le tribunal ouvre une période d’observation, nous serons en mesure de sortir la boîte par le haut", assure Christian Gauthier.

# Innovation