Les travaux devraient débuter en avril. L’entreprise Montrognon Traiteur investit trois millions d’euros dans la construction d’un nouveau laboratoire dans la zone des Gravanches, à Clermont-Ferrand. 1 350 m² qui viendront prendre le relais de l’équipement actuel, qu’elle loue depuis 2006 à Cournon-d’Auvergne.
"Ce bâtiment commence à montrer des faiblesses. Avec ce projet, nous augmentons notre outil de production de 50 % et surtout nous le modernisons. Nous améliorons ainsi les conditions de travail pour répondre à un enjeu d’attractivité des salariés", souligne Bruno Champoux, président de Montrognon Traiteur, qui compte 25 salariés permanents et 15 équivalents temps plein (extras).
4 zones de production
Ce nouveau site comprendra quatre zones de production : une pièce pour les préparations froides, une pour les cuissons, une autre pour la pâtisserie. La dernière permettra aux équipes de travailler sur des innovations culinaires, sur les dégustations ou les plus petites productions. Le tunnel de plonge et les cellules de refroidissement seront également changés.
"Cet investissement, c’est aussi une façon de montrer qu’on continue de se développer, de travailler dans les règles de l’art. Nous sommes leader sur le territoire, en volume d’affaires et en taille d’entreprise. On est notamment connu pour être le traiteur de l’ASM", poursuit le dirigeant, qui précise que le renouvellement du contrat avec le club de rugby clermontois est en cours de discussion. Fondé en 1988, Montrognon Traiteur a enregistré l’an dernier plus de 4 millions d’euros de chiffre d’affaires et travaille à 80 % avec des entreprises.
Diversification pour plus de solidité
Mais la société entend aussi se diversifier, notamment vers le secteur des plats préparés. "L’événementiel est un marché très sensible, fragilisé par les soubresauts de l’actualité. On l’a vu pendant le Covid, au début de la guerre en Ukraine et aujourd’hui encore. L’idée est d’aller vers d’autres marchés pour moins dépendre de cette activité", précise Bruno Champoux.
Cela permettra aussi d’assurer une régularité de travail aux équipes, alors que l’activité fluctue selon les périodes de l’année. L’ouverture d’une boutique est aussi en réflexion. "Nous étudions l’opportunité d’un magasin pilote qui nous permettrait d’explorer les différents modes de consommation et les attentes du grand public. Nous envisageons toutes les façons de distribuer nos savoir-faire", indique le chef d’entreprise, qui vient par ailleurs d’être nommé vice-président du réseau Traiteurs de France.