Au four et à la présidence, Michel Guéguen mène sa vie à 100 à l'heure. La politique et la boulangerie sont les pains quotidiens du président de la Chambre de métiers et de l'artisanat du Finistère. La journée de ce Finistérien de 54 ans démarre à 5heures du matin, par les livraisons. «Vous savez, un boulanger, ça ne dort pas beaucoup...» Cet artisan «têtu et impulsif» a toujours voulu réussir. Aujourd'hui, sa SARL, (14 salariés), un commerce de famille ouvert par ses parents agriculteurs, travaille pour 40 clients. La boulangerie, c'était un rêve de gosse. Michel Guéguen a appris les ficelles du métier à Douarnenez, haut lieu du Kouign Amann qu'il pétrit tous les matins à partir de 6h30. Deux heures et demi plus tard, il enfile costard et cravate. Direction le bureau de la présidence de la Chambre de métiers et de l'artisanat du Finistère, pour des journées rythmées par les réunions avec les institutions... «J'ai toujours été passionné par la vie publique». Un virus transmis par son père. À tel point que, c'est désormais Sylvie, son épouse, qui gère la boutique de Quimper, 6 jours sur 7.
Entrée en politique en 1995
Vice-président de l'UPA du Finistère, trésorier adjoint du bureau de la Boulangerie 29, vice-président régional de la confédération de l'alimentation de détail, le Finistérien cumule les fonctions depuis son entrée en politique en 1995. Dans une commune ancrée à gauche, Plobannalec-Lesconil, le Quimpérois avait été élu au côté du maire divers droite Yannick Le Moigne. Il sera réélu en 2001. Entre-temps, il fait son entrée comme conseiller à la Chambre de Métiers du Finistère, avant de monter une liste pour les élections de 2004. Après une rude bataille, il délogera la FDAC-Cidunati. Pour compléter ce parcours, un petit mandat régional, ne lui déplairait pas, confie-t-il, à l'heure où l'UMP se déchire encore pour la tête de liste.