P-dg de l’entreprise depuis 1988, Claude Martin annonce un investissement de 4 M€. Cette enveloppe va permettre d’améliorer le bâtiment existant et la destruction d’anciens bâtiments. Ce qui permettra de construire des locaux de stockage plus grand, soit un accroissement de 2.000 m², ainsi que les locaux sociaux et les bureaux.
« Nous aurons alors une surface totale de 6.000 m². » Les travaux débuteront au printemps prochain et devraient durer entre 9 et 12 mois avec une contrainte de taille : la poursuite de l’exploitation.
« Nous mettrons en place des solutions transitoires pour gérer nos stocks, car le sel est un produit qui prend du volume. » En parallèle, la Saline d’Einville profitera de cet investissement pour acquérir de nouveaux outils de production.
« Nous sommes depuis quelques années dans une automatisation de notre process. Cela nous permettra d’aller plus loin dans cette démarche. D’autre part, nous souhaitons développer de nouveaux produits qui nécessitent de nouvelles machines. » Une partie de ces outils sera achetée courant 2013. « Nous avons déjà commencé : nous sommes sur un programme de trois ans, de 2012 à 2014. » Ainsi, l’année dernière, un investissement dans une nouvelle machine permettant de lancer un étui refermable et hermétique a été consenti.
Du sel en Lorraine ? Oui, car il y a 250 millions d’années, une mer recouvrait ce territoire. Pour poursuivre son développement, la Saline d’Einville, plus petite saline indépendante de France avec 25.000 à 26.000 tonnes de sel par an, va investir 4 M€ sur deux volets : l’immobilier et l’équipement. Aujourd’hui, la Saline d’Einville, située entre Nancy et Lunéville, perpétue une tradition ancestrale pour récolter entre 25.000 et 26.000 tonnes de sel par an, sur une capacité de 40.000 tonnes. Le tout avec ses 30 salariés et un chiffre d’affaires de 6,5 M€.