«Mon implication dans les réseaux n'a pas fait partie d'une démarche globale structurée. Il y a une certaine logique, mais elle s'est imposée d'elle-même, année après année. J'ai découvert leur existence au gré des rencontres et je m'y suis inscrit afin de sortir de l'isolement du chef d'entreprise. Je considère également qu'un dirigeant a un devoir de représentation. Je ne m'en suis jamais servi pour faire directement du business. Je n'ai jamais reçu aucune commande d'aucun autre membre des réseaux auxquels j'appartiens. Ce n'est pas en terme financier qu'il faut en effet mesurer le retour sur investissement. Participer à un réseau est très chronophage. Je pourrais passer mes journées simplement en allant de réunions en réunions. Il faut savoir faire des choix. Pour certains d'entre eux, je ne participe qu'à deux ou trois réunions sur une année. Par contre, ces réseaux m'ont apporté de l'information, beaucoup d'informations. Qui m'ont parfois évité de commettre de véritables erreurs de stratégie. Il ne s'agit pas de s'impliquer totalement dans tous, mais de les utiliser comme une boîte à outils en fonction des besoins de l'entreprise. À un moment donné, il est naturel d'activer l'un ou l'autre».
Pays d'Aubagne-La Ciotat Initiatives (Paci)
« Lorsque j'ai voulu créer mon entreprise, je ne suis pas parvenu à trouver une banque qui accepte de m'ouvrir un compte provisoire afin de pouvoir déposer les statuts auprès de la CCI. Par l'intermédiaire d'un ami, j'ai contacté le Paci. En trois semaines, les équipes m'ont accepté et j'ai trouvé une banque, la Caisse d'épargne. J'ai également obtenu 15.000 € de crédit à taux zéro. Je suis toujours resté proche du Paci. Sans eux, tout aurait été bien plus compliqué».
UPE 13
«Quand on crée une entreprise, il y a de grands moments de solitude, de doute. On se pose toujours des questions sur la stratégie à adopter. Je me suis rapproché de l'UPE pour pouvoir entrer en contact avec d'autres chefs d'entreprises. Même s'ils n'apportaient pas toujours les réponses, ils permettaient d'échanger. Fiscalité, problème de licenciements, subtilités sociales, autant de sujets qui sont abordés au cours de réunions durant lesquelles il est possible d'entrer en contact direct avec des interlocuteurs essentiels».
Pôle SCS (Solutions communicantes sécurisées)
«Je travaille dans la microélectronique et, quand je me suis installé à Rousset, en 2009, j'ai décidé de devenir membre du pôle. Cela m'a permis de me tenir informé des projets en cours. Étant positionné dans l'ingénierie, c'était une nécessité pour moi. J'ai pu ainsi proposer un projet il y a deux ans et demi avec pour partenaire ST Microelectronics et le pôle Minalogique de Grenoble. Nous avons élaboré un prototype et nous sommes actuellement en phase de commercialisation».
Gihva (Groupement des industriels de la Haute Vallée de l'Arc)
« En m'installant à Rousset, je me suis naturellement rapproché du Gihva afin de me tenir au courant des informations locales (nouveaux arrivants, planning de travaux...) et de participer à des échanges sur le covoiturage ou la RSE. Je fais aujourd'hui partie du bureau de l'association. Il faut toujours s'investir».
Semi, réseau qui regroupe des entreprises de la microélectronique
«Je me suis tout récemment inscrit dans ce réseau international dont le siège est à Paris. Je suis actuellement en phase de commercialisation et nous allons participer à un important salon à Dresde. Ceprim technologies y sera présent sur le stand du Semi. C'est un groupement dans lequel il est possible de trouver des partenaires. Autant le pôle SCS a une action locale, autant Semi est une ouverture au niveau mondial qui permet d'entrer en contact avec des entreprises au Japon ou aux États-Unis».
Fondateur de la société Ceprim Techbnologies (Rousset), Roland Boyer revient sur l'ensemble des réseaux qui lui ont permis de développer son entreprise depuis 2005.