Les allemands LappMuller à Grimaud ou Knauf, avec ses 80 millions d’euros investis à Fos-sur-Mer, l’ivoirien Biokim Control engagé dans la lutte contre les nuisibles à Avignon, le canadien Paper Excellence qui prévoit une nouvelle ligne de production de pâte à papier à Tarascon ou l’américain Proptexx à Sophia Antipolis qui vise 20 recrutements à trois ans… : la Région Sud séduit les investisseurs internationaux.
72 projets annoncés en 2024
Selon le baromètre EY de l’attractivité de la France, 72 projets d’investissements étrangers ont ainsi été annoncés en 2024, soit 13 % de plus que l’année précédente, là où la France enregistrait un recul national de 14 %. Ils ont engendré près de 2 000 emplois en 2024 (+ 9 %).
Conséquence de cette progression, et dans un pays qui reste, cette année encore, le plus attractif d’Europe, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur se place au cinquième rang national, derrière Grand Est (91 projets) et devant Pays de la Loire (68 projets).
Le numérique en tête
Le numérique reste le principal secteur d’investissement étranger (26 % des projets), devant les services aux entreprises (13 %), l’électronique et l’énergie (8 % chacun). Ainsi la région Sud est-elle parvenue à attirer des projets répondant à ses priorités de développement économique, en particulier dans l’IA. Netsooon s’est par exemple implanté à Nice. Accenture prévoit un nouveau laboratoire à Sophia Antipolis. La start-up Perplexity AI a annoncé son intention de s’installer à Marseille.
Des implantations ex nihilo plus que des extensions de sites
À noter qu’un quart des investissements (19 projets) concerne des centres de R & D qui ont généré 500 emplois.
La nature des projets "explique sans doute pourquoi la part des projets greenfield est plus élevée en Provence-Alpes-Côte d'Azur qu’ailleurs en France, où les investissements concernent davantage des sites industriels", analyse EY dans son rapport. Ces projets "greenfield" désignent des implantations ex nihilo, a contrario d’extension de sites existants. Ils représentent en effet la moitié (51 %) du total des investissements, loin devant les 37 % de moyenne nationale.
Les Américains, numéro un
Quant à la provenance de ces investisseurs qui misent sur la région Sud pour leur développement, les États‑Unis sont largement en tête (21 % des projets), suivis de la Tunisie (8 %), des Pays Bas (8 %), de la Belgique et de l’Allemagne.