Les élus se mobilisent pour préserver le site NovAsco d’Hagondange
# Industrie # Procédure collective

Les élus se mobilisent pour préserver le site NovAsco d’Hagondange

S'abonner

La communauté de communes Rives de Moselle et la Région Grand Est montent au créneau afin d’attirer des candidats à la reprise du site mosellan de NovAsco, placé en redressement judiciaire, et qui emploie 400 salariés.

Le site NovAsco d’Hagondange, ex-Ascometal, emploie 400 salariés — Photo : DR

L’avenir du site NovAsco d’Hagondange (Moselle) inquiète les élus après le placement en redressement judiciaire par le tribunal de Strasbourg du fabricant d’aciers spéciaux repris, l’an dernier, par le fonds d’investissement britannique Greybull. Dans un communiqué, la communauté de communes Rives de Moselle vante les qualités de son territoire et de son tissu industriel en vue d’attirer un repreneur pour l’ancien site d’Ascometal qui emploie aujourd’hui 400 salariés.

"Ces différents atouts doivent séduire un futur candidat et, à travers l’ensemble de nos politiques publiques, nous serons à ses côtés afin de l’accompagner dans un projet industriel pragmatique et décarboné, notamment grâce à l’aciérie électrique […] Nous demeurerons donc très attentifs à ce que la valeur que représentent nos savoir-faire soit reconnue et préservée", fait savoir la collectivité territoriale qui déplore "le désengagement inacceptable" de Greybull.

"Nous ne laisserons pas faire des actionnaires qui trahissent leurs promesses."Franck Leroy, président de la Région Grand Est

Même tonalité chez Franck Leroy qui s’est ému de la situation via son profil LinkedIn. "Un an après la promesse d’un investissement massif par son actionnaire, nous constatons aujourd’hui que les engagements n’ont pas été tenus. Les salariés, eux, ont tenu bon, ont continué à produire, à faire vivre un savoir-faire industriel unique", indique le président de la Région Grand Est.

"L’industrie a un avenir dans notre région, et nous nous battrons pour le prouver. Nous mettrons tout en œuvre pour mobiliser les acteurs économiques et institutionnels, identifier des repreneurs solides, et éviter que des décisions prises à des milliers de kilomètres ne détruisent des emplois et des compétences ancrés depuis des décennies sur notre territoire", poursuit-il. Avant de conclure : "Nous ne laisserons pas faire des actionnaires qui trahissent leurs promesses. L’acier lorrain a encore un avenir, et nous serons aux côtés des salariés pour le défendre".

Des candidats à la reprise pour les autres sites de NovAsco

Outre Hagondange, NovAsco exploite trois autres usines en France à Dunkerque, Saint-Etienne et Custines (Meurthe-et-Moselle) pour un total de 760 salariés. Ces sites de fabrication pourraient faire, à des degrés divers, l’objet d’une reprise puisque certains candidats ont déjà été auditionnés. Pour rappel, Greybull s’était engagé à injecter 90 millions d’euros en complément des 85 millions investis par l’État. Jusque-là, le fonds d’investissement a uniquement versé une ligne de trésorerie de 1,5 million d’euros pour faire face aux échéances.

Moselle Meurthe-et-Moselle # Industrie # Métallurgie # Procédure collective # Collectivités territoriales