C’était la première rentrée pour Gilles Ban en tant que directeur de l’Ensicaen. Élu en décembre 2024, Gilles Ban, précédemment directeur de la recherche et du Laboratoire de Physique Corpusculaire de Caen a accueilli les 309 nouveaux élèves de première année (statut étudiant) portant ainsi à plus 900 le nombre d’élèves-ingénieurs inscrits (statut étudiant et statut apprenti), toutes promotions confondues, pour l’année 2025-2026 (dont un tiers d’apprentis), un effectif toujours en croissance depuis plusieurs années. Le budget de l’Ensicaen reste stable à environ 20 millions d’euros.
Les inscriptions pour les formations axées sur le nucléaire en hausse
"Cette rentrée est marquée par la massification des formations dans le cadre de la mise en œuvre des appels à projets France 2030, compétences et métiers d’avenir. L’objectif est de mieux répondre aux besoins stratégiques des filières d’avenir et ainsi favoriser l’apprentissage, l’émergence de nouveaux profils dans les secteurs du nucléaire, de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité et en faveur de la décarbonation des industries" commente le directeur Gilles Ban.
La formation dans le domaine nucléaire connaît un développement important avec l’élargissement des apprentissages dans la spécialité "matériaux chimie" et l’ouverture de la première promotion d’élèves en "Ingénierie des installations nucléaires et instrumentation.
"Orano et EDF sont nos partenaires principaux et sont preneurs d’ingénieurs en nucléaire. Le nucléaire représente 80 élèves sur 900. Il y en avait à peine une trentaine avant le covid", précise le directeur.
Gilles Ban annonce ainsi la refonte du diplôme d’ingénieur en Génie physique et systèmes embarqués en 2027 pour renforcer la spécialisation des diplômés de l’Ensicaen dans les domaines du nucléaire, des systèmes embarqués, de l’ingénierie physique et des capteurs et "pour répondre aux attentes de nos industriels partenaires".
"Le parcours des futurs ingénieurs sera davantage orienté vers les compétences, c’est-à-dire qu’ils seront capables de mobiliser plusieurs savoirs différents pour réaliser une tâche demandée par l’entreprise. Aujourd’hui, les entreprises avouent n’avoir plus le temps de former les jeunes et c’est à nous de faire en sorte pour que nos élèves soient directement opérationnels à leur arrivée dans l’entreprise", commente Gilles Ban.
17 % d’élèves étrangers
L’école d’ingénieurs accueille également de nombreux élèves étrangers, avec 142 élèves-ingénieurs internationaux (17 % de l’effectif total environ). Les diplômés de l’Ensicaen en novembre 2024 ont très largement intégré le marché du travail. Moins de 6 mois après l’obtention de leur diplôme, 85 % sont en activité dont 16,2 % de la promotion en poursuite d’études. Avec un salaire moyen brut annuel de 42 250 euros, les embauches en contrat à durée indéterminée représentent 92 % des contrats de travail. La Normandie (24 %) et l’Île-de-France (38 %) constituent les principales zones d’embauche de ces ingénieures et ingénieurs fraîchement diplômés.