Numéro un dans le domaine de la fête en France, le groupe SGMB (33 salariés), basé à Gigean (Hérault) près de Sète, confirme une courbe de croissance accélérée depuis le Covid. Passé de 500 000 à 10 millions d’euros de chiffres d’affaires en quelques années, il se projette à 16 millions d’euros en 2025 en mettant la main sur son principal concurrent : la société avignonnaise France Effect (7 salariés, CA 2024 : 3 M€), spécialisée dans la vente de machines à effets spéciaux (éclairage, fumée, canons à confettis, machines à étincelles pour plateaux TV…). Elle viendra renforcer son portefeuille de marques, déjà riche de Sparklers Club (articles festifs), Planète Fumigène (fumigènes et artifices festifs), Grossiste Pas Cher (fournitures pour la restauration et l’événementiel) et La Grande Fête (décorations et accessoires).
Une nouvelle puissance de feu en ligne
France Effect, qui conçoit ses machines, en sous-traite la fabrication à une usine en Chine. La société affiche près de 400 références, stockées dans ses entrepôts situés à Sorgues (Vaucluse), près d’Avignon. Avec ce rachat, SGMB renforce son offre sur un créneau qu’elle occupait de façon moins visible, en plus d’intégrer des capacités logistiques dédiées. "Un audit réalisé avant l’acquisition a montré une parfaite synergie entre nous. France Effect avait débuté comme un concurrent direct sur les artifices de divertissement : en les rachetant, nous devenons le leader incontesté du segment sur Internet. Par ailleurs, ils ont leur propre marque dans les machines à effets, ce qui nous permettra de faire beaucoup plus d’achats/ventes sur ce marché", estime Benjamin Marcou, cofondateur du groupe SGMB aux côtés de Gaby Sune.
Un catalogue sans équivalents
Sur son nouveau périmètre, SGMB affiche désormais un catalogue de plus de 6 000 références, sans équivalent sur le plan national. La PME héraultaise a enregistré, en 2024, pas moins de 600 000 commandes, aidée par une stratégie de présence accrue sur les plus grands canaux de vente en ligne : Amazon, Fnac Darty, Cdiscount ou encore, dernièrement, Temu. "Depuis trois ans, nous avons fortement augmenté nos ventes auprès des particuliers. Mais depuis un an, nous mettons à nouveau les bouchées doubles sur le segment BtoC, car les paniers moyens des professionnels sont plus élevés, avec un montant d’environ 700 euros", commente Benjamin Marcou, qui annonce un chiffre d’affaires prévisionnel de 25 millions d’euros à brève échéance.
Un concept de boutiques appelé à essaimer
Pour appuyer cette croissance, SGMB vient de lancer la construction de nouveaux locaux à Sète, avec l’appui de l’agence économique locale Blue Invest. L’entreprise investit 4 millions d’euros dans l’opération. Livrable à l’automne 2025, le nouveau site de 1 700 m2 intégrera des bureaux, un entrepôt, mais aussi un show-room de 250 m2 conçu en partenariat avec le contractant montpelliérain Sofradam. "Cet espace est vraiment pensé comme un concept-store à la Ikea, avec différents univers de consommation comme les anniversaires, les baby showers, etc. Il nous servira à faire des démonstrations de produits, et à servir une clientèle locale qui s’étend du Bassin de Thau jusqu’à Béziers", indique le dirigeant. Lequel rajoute que ce concept de vente aura vocation à être dupliqué par SGMB à l’avenir. L’entreprise sétoise planche déjà sur des ouvertures similaires dans " les agglomérations clefs affichant le plus grand nombre de clients particuliers et professionnels", telles que Paris, Lyon ou Aix-Marseille, dans les 5 ans à venir.