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GSF embarque ses clients et ses fournisseurs dans sa décarbonation
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GSF embarque ses clients et ses fournisseurs dans sa décarbonation

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Acteur majeur du secteur de la propreté basé à Sophia Antipolis, GSF veut réduire drastiquement ses émissions de gaz à effet de serre. S’il œuvre depuis plusieurs années à sa décarbonation, le groupe accélère aujourd’hui à la fois auprès de ses clients et de ses fournisseurs.

Acteur majeur de la propreté basé à Sophia Antipolis, GSF regroupe plus de 42 000 salariés en France — Photo : GSF

Les objectifs de GSF (42 000 salariés, CA 2023 : 1,27 Md€) sont clairs : basé à Sophia Antipolis et présent partout en France via ses 159 établissements, le groupe spécialiste de la propreté veut réduire de 33,60 % ses émissions de gaz à effet de serre sur les scopes 1 et 2 (à savoir son empreinte interne) et de 44,04 % celles sur le scope 3 (émissions indirectes).

"Il faut arriver à embarquer tout notre écosystème sur un court laps de temps"

Une ambition validée par la SBTi (Science Based Targets Initiative), initiative collective née en 2015 pour accompagner les entreprises à répondre aux exigences de l’accord de Paris dont l’ambition numéro un est la limitation du réchauffement climatique à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels. GSF se donne jusqu’à 2028 pour atteindre ces objectifs. "Nous avons considéré que c’était maintenant qu’il fallait agir, et pas en 2050, appuie Marion Fénoglio, en charge de la stratégie climat et énergie du groupe. C’est forcément ambitieux parce qu’il faut arriver à embarquer tout notre écosystème sur un court laps de temps. Mais ces objectifs sont atteignables. Tout est bien cadré."

Marion Fenoglio est notamment en charge de la stratégie climat et énergie de GSF — Photo : GSF_Moitessier

Travailler non-stop en journée pour mieux se déplacer

Pour ce faire, le groupe hâte son plan de mobilité qui promeut déjà les modes de transports alternatifs (vélo, covoiturage…). GSF compte notamment passer d’ici 2028 la moitié de sa flotte de véhicules à l’électrique. Des réflexions sont par ailleurs menées avec ses clients pour favoriser le travail des agents de propreté en journée et en continu. "L’enjeu pour nous est d’en expliquer les bienfaits à nos clients pour changer l’organisation du travail, reprend Marion Fenoglio. Cela permet de réduire le nombre de déplacements quotidiens des collaborateurs et surtout de leur permettre, en fonction du territoire, de prendre les transports en commun qui ne fonctionnent pas très tôt le matin ou très tard le soir. Cela génère aussi des bienfaits en termes de qualité de vie au travail."

Mais cela implique de s’adapter aux spécificités de chaque secteur d’activité, selon que les clients de GSF évoluent dans le tertiaire ou dans la production agroalimentaire. "C’est au cas par cas. Il y a des clients qui sont même demandeurs." Pour pousser sa pédagogie, le groupe propose même des "ateliers décarbonation". "L’idée est de pouvoir se projeter ensemble dans un avenir bas carbone et de voir comment notre relation peut aussi se transformer."

À la fois "décarboné et décarbonant"

Ce rôle d’éclaireur, d’acteur à la fois "décarboné et décarbonant", le groupe a commencé à le mener il y a plusieurs années déjà auprès de ses quelque 7 000 fournisseurs. Cela se traduit par le renouvellement depuis 2018 du label Relations Fournisseurs et Achats Responsables. "Nous leur demandons de nous proposer des articles avec un faible impact environnemental, explique Marie Calautti, directrice des achats de GSF. Nous avons tout ce qu’il faut aujourd’hui pour pouvoir construire une offre bas carbone que, bien évidemment, nous pourrons améliorer au fil de l’eau. Il y a des alternatives à la chimie, des solutions pour économiser de l’eau, par exemple."

Marie Calautti est directrice des achats de GSF — Photo : GSF

Des bonnes pratiques parmi d’autres que Marie Calautti partage avec fournisseurs et partenaires de GSF lors des "journées achats-production" qu’organise le groupe. Trois sont prévues en 2025 à Aix-en-Provence, en Normandie et en Bretagne. Elles devraient chacune rassembler entre 200 et 250 participants.

Des sollicitations quotidiennes

Une démarche globale capitale, car s’il est relativement simple de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre des scopes 1 et 2, il est toujours bien plus délicat et complexe d’agir sur le scope 3 qui recouvre toutes les autres émissions indirectes, et qui sont les plus importantes chez GSF.

En se plaçant à la fois en moteur et en accompagnante de cette décarbonation, l’entreprise parvient ainsi à boucler un cercle vertueux, puisqu’elle entre elle-même dans le scope 3 de ses clients. "Ils sont dans les mêmes démarches que nous, reprend Marion Fénoglio. Ils ont aussi des engagements, une obligation de résultat à réduire leurs émissions." De quoi leur faciliter la tâche donc en montrant la voie.

"Franchement, en 2018, personne ne connaissait le label Relations Fournisseurs et Achats Responsables, que ce soit en interne ou en externe. Mais depuis 2-3 ans, je suis sollicitée par des clients qui veulent eux-mêmes s’inscrire dans la démarche du label ou dans la charte du même nom", reprend Marie Calautti. Marion Fenoglio confirme : "Il n’y a pas une journée où le pôle environnement ne reçoit pas de sollicitation ou de demande d’un client ou d’un prospect, sur la décarbonation, sur nos engagements, sur le bilan carbone… La RSE en tant que telle, aujourd’hui fait partie de la stratégie des entreprises et je pense que cela ne va faire que se renforcer."

Sophia Antipolis # Propreté # RSE # Engagement sociétal # Transition écologique # Transition énergétique # Mobilité