Finistère : La Chocolaterie va investir en 2015
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Finistère : La Chocolaterie va investir en 2015

Créée au sein du Leclerc Landerneau fin 2011, La Chocolaterie est désormais une structure à part pour faire face à une croissance à deux chiffres. Des investissements sont prévus pour 2015

« On ne s’attendait pas à un succès aussi rapide », reconnaît Marie-Laure Feillant, directrice commerciale de la Chocolaterie. Lancée fin 2011, par Christelle et Olivier Bordais, cogérants du magasin Leclerc de Landerneau, la Chocolaterie était au départ adossée au rayon pâtisserie.

« On voulait différencier notre offre. Le chocolat est un marché où la demande est très forte. On a aussi tous les deux cette passion pour le produit », relate Christelle Bordais. Les dirigeants démarrent l’aventure avec l’artisan chocolatier Vincent Postec, avant d’étoffer au fur et à mesure l’équipe. « Aujourd’hui, il y a deux artisans plus expérimentés, Vincent et Yvon Chapelon. Six autres salariés et deux apprentis. complètent l’équipe Au moment de Noël, on emploie aussi 15 intérimaires », indique Marie-Laure Feillant.

+30 % de croissance

C’est en septembre dernier que La Chocolaterie est devenue une société à part entière, séparée du Leclerc, même si la boutique reste dans le magasin. Un changement qui permet d’absorber un développement assez fulgurant. « On a une croissance de 30 % par rapport à l’année dernière. Sur la précédente, nous avions fait +25 % ! », annonce la directrice commerciale.
Un succès qui n’est pas sans poser problème. Fin 2014, à quelques jours de Noël, là où se font 40 % du chiffre d’affaires, la Chocolaterie était à cours de produits. « On a eu chaud ! On reste une entreprise artisanale et on doit s’adapter pour faire face à ce genre de demandes très fortes. »

Un investissement pour 2015

L’équipe dirigeante réfléchit donc actuellement à un investissement. « Il nous faut du personnel, des machines. Mais aussi de la place car on est vite à l’étroit dans le laboratoire de Landerneau. Rien n’est décidé pour l’instant. Le montant investi dépendra de nos décisions : extension, déménagement, etc. », explique Marie-Laure Feillant.

Ils imaginent aussi la possibilité d’autres boutiques, en propre ou en partenariat. Aujourd’hui, l’entreprise réalise 510.000¬euros de chiffre d’affaires (RN non communiqué) et produit 12 tonnes de chocolats par an. La boutique représente 75 % des ventes, le site marchand, 5 %. Depuis deux ans, le développement se fait surtout en BtoB pour des cadeaux d’affaires. « Cela représente 20 % du CA. On a doublé les volumes en 2014 ! Le bouche à oreille fonctionne très bien », se félicite la dirigeante.

Leurs chocolats sont également reconnus par la profession : la Chocolaterie a intégré le guide du « Club des croqueurs de chocolat » -l’équivalent du Michelin- avec une médaille d’argent. « On est en moyenne moins cher que nos concurrents. Mais ce n’est pas la stratégie. On a misé sur la qualité dès le départ. On ne travaille qu’avec du cacao grand cru de Papouasie, Ghana, Cuba, etc. et aussi des produits locaux quand c’est possible : miel, fraise, etc. », précise-t-elle.

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