En déplacement à Marseille, le ministre de l’Économie annonce 1,6 milliard d’euros pour décarboner l’industrie
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En déplacement à Marseille, le ministre de l’Économie annonce 1,6 milliard d’euros pour décarboner l’industrie

En visite au sein de la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer, le ministre de l’Économie Antoine Armand, accompagné d’Olga Givernet et Marc Ferracci, ministres délégués chargés de l’Énergie et de l’Industrie, a détaillé le fléchage d’une enveloppe de 1,6 milliard d’euros visant à décarboner de grands sites industriels.

Antoine Armand, nouveau ministre de l’Économie — Photo : Par Boungawa — Travail personnel, CC BY-SA 4.0

Un amendement au projet de budget 2025 a été proposé le 13 novembre par le ministre de l’Économie et des finances, Antoine Armand. Il s’agit de débloquer 1,6 milliard d’euros pour soutenir "des investissements privés et publics d’ampleur".

Accompagner la décarbonation des sites les plus émetteurs de CO2

En déplacement à Marseille, le 14 novembre, Antoine Armand a choisi le cadre de la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer pour détailler le fléchage de cette enveloppe, à savoir la décarbonation des 50 sites les plus émetteurs de CO2 du pays, qui pèsent pour 60 % des émissions de dioxyde de carbone du secteur industriel. "Cet investissement public sera débloqué dans le cadre d’appels à projets ou appels d’offres", précise le cabinet du ministre.

La zone de Fos-sur-Mer est l’un de ces sites les plus polluants du pays. Il représente 25 % des émissions industrielles de la France. Il est aussi l’une des images de la réindustrialisation française, et de la décarbonation de l’industrie puisqu’il concentre 31 projets d’investissements pour un montant total dépassant les 20 milliards d’euros.

Réindustrialiser le pays

Cette décarbonation de l’industrie a un coût, et doit être soutenue par l’État. C’est en tous les cas le message que veut passer Antoine Armand à l’occasion de ses échanges avec des industriels et élus du territoire, des acteurs qui ne manqueront pas de lui rappeler qu’ils attendent une mobilisation des services de l’État pour débloquer un certain nombre de dossiers. "Il est normal de se rendre sur place, de constater ce qu’il en est. Ces temps permettent de sensibiliser directement les ministres sur les éventuelles problématiques rencontrées localement", avance son cabinet.

Ce déplacement, qui se poursuit le 15 novembre à La Londe-les-Maures dans le Var et à Sophia Antipolis dans les Alpes-Maritimes, s’inscrit aussi dans le contexte de la réindustrialisation de la France, chiffres à l’appui. La semaine dernière, le ministère de l’Économie des finances a dévoilé les derniers chiffres du baromètre de l’industrie. Il montre qu’il y a eu plus de 400 ouvertures nettes d’usines depuis 2022 (179 en 2022, 189 en 2023), dont 36 au cours du premier semestre 2024. "Le ralentissement est réel depuis le début de l’année, mais le ministre reste positif", commente son cabinet.

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