D-Lab avait déjà investi 4 millions d’euros, en 2022, à Saint-Bonnet-de-Rochefort, près de Vichy dans l’Allier, afin de construire son usine. Trois ans après seulement, elle rajoute deux millions pour agrandir le site de 2 600 m². Cette somme sera complétée, dans les deux ans qui viennent, par un autre investissement d’un million d’euros cette fois, pour équiper les locaux avec de nouvelles machines. Une manière pour l’entreprise auvergnate, fondée 2009 et spécialisée dans les compléments alimentaires beauté et bien-être, de répondre à une demande croissante.
Il faut dire que le marché des compléments alimentaires est en plein boom en France, en hausse de 56 % depuis 2019, d’après une étude publiée fin janvier par l’association NèreS, qui représente les laboratoires pharmaceutiques. Le marché pèse désormais 1,498 milliard d’euros dans l’Hexagone.
Doubler la production sous trois ans
"Nous avions prévu d’agrandir notre usine en 2028 mais nous sommes très en avance sur notre business plan. Nous allons donc rajouter 2 300 m² de bâtiments afin de doubler notre capacité de production d’ici trois ans", souligne Fleur Phelipeau, fondatrice du groupe D-Lab. Commencé en septembre, le chantier d’agrandissement devrait prendre fin cet été.
L’usine du groupe produit, aujourd’hui, 65 millions d’unités de compléments alimentaires par an, sous forme de gélules, de bonbons ou de poudre présentée en flacons ou sticks individuels. Les formules, déclinées autour de trois grandes gammes (visage, corps, cheveux), ont été composées avec des médecins du Centre nutritionnel de Vichy, du Thermal Spa des Célestins.
"Auparavant, nous sous-traitions nos productions dans différents laboratoires en France, mais grâce à notre usine nous maîtrisons désormais nos processus de fabrication et le sourcing de nos matières premières. Nous en utilisons 250 différentes", explique la dirigeante de 40 ans, diplômée d’HEC et de Telecom Paris Tech.
35 % du chiffre d’affaires à l’export
Cette extension sera aussi l’occasion pour l’entreprise de se doter de machines de plus grande taille et d’aller au-delà des 7 300 produits/jour. "Nous connaissons, notamment, une explosion de la demande sur notre poudre de collagène en flacon. Cette gamme sortie en 2022 rencontre un fort succès en Asie du Sud Est, en Corée, Japon ou Chine. Désormais, nous visons d’autres pays, comme l’Inde ou le Mexique, il faut donc augmenter notre outil de production", indique Fleur Phelipeau, dont le groupe réalise 35 % de son chiffre d’affaires (10 millions d’euros consolidés en 2024) à l’export.
10 recrutements sous 24 mois
Depuis son lancement, D-Lab a développé son réseau de distribution avec 150 points de vente physiques et digitaux, dans les instituts de beauté, les spas de luxe et sur les réseaux en ligne des grandes chaînes de parfumerie comme Marionnaud, Sephora ou Nocibé. Près de 80 % de la production de l’usine bourbonnaise est dédiée aux marques de D-Lab et 20 % sort en marque blanche, pour des grandes marques de cosmétique.
Afin de soutenir cette croissance, D-LAB va compléter son équipe de 70 salariés. Une dizaine de personnes devrait être recrutée dans les 24 prochains mois, pour des postes de direction, de production, de logistique ou de R & D.