Le clermontois minimiil installe ses cuves en Provence
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Le clermontois minimiil installe ses cuves en Provence

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La start-up auvergnate spécialisée dans les shots probiotiques rapatrie l’intégralité de sa production à Carpentras, dans le Vaucluse, après une levée de fonds d’un million d’euros. Un virage industriel qui doit lui permettre d’atteindre 480 000 unités par an et d’accélérer son expansion, jusque sur le marché britannique.

minimiil intègre Ma Première Usine, pépinière d’entreprises de production agro-industrielle située à Carpetras, où elle dispose de 180 m² — Photo : Minimiil

Deux ans après son lancement, minimiil change de dimension. Fondée en 2023 à Clermont-Ferrand par Fabien Marret (ancien PDG de monbento de 2009 à 2022), Olivier Gagneau et Annouk Voisin, la jeune marque de shots fermentés à base de lait végétal a jusque-là confié sa fabrication à un sous-traitant clermontois. Ce modèle, utile pour amorcer l’activité et valider le concept, a montré ses limites face aux ambitions grandissantes de l’entreprise. Désormais, c’est dans la pépinière agro-industrielle Ma Première Usine, à Carpentras (Vaucluse), que minimiil écrira la suite de son histoire. La mise en service est prévue pour juin 2026.

Un outil industriel taillé pour la qualité

Sur 180 m² dédiés, minimiil installe une ligne de production entièrement certifiée bio, couvrant l’ensemble du process : de la fermentation des laits végétaux jusqu’à la mise en bouteille. L’entreprise a investi 235 000 euros dans des équipements industriels acquis en propre. "Reprendre la main sur la production, c’est arrêter de sous-traiter ce qui fait notre singularité. À Carpentras, on garantit cette qualité bout en bout, et on se donne les moyens d’industrialiser sans rien diluer", affirme Fabien Marret. La capacité visée dès la première année est de 480 000 shots par an. Au-delà de sa propre gamme, la start-up entend également proposer de la production à façon pour des marques tierces partageant ses exigences en matière de qualité et de cahier des charges bio.

Sur le plan humain, ce déménagement industriel s’accompagne d’un premier recrutement sur site. minimiil compte aujourd’hui 4 collaborateurs au total. Côté chiffre d’affaires, minimiil a pour objectif de réaliser 400 000 euros sur les 12 prochains mois et 2 millions d’euros en 2027.

Un million d’euros pour accélérer, jusqu’en Grande-Bretagne

Cette montée en puissance industrielle est rendue possible par une levée de fonds d’un million d’euros bouclée fin 2025, menée par Newfund (fonds spécialiste de l’early stage qui avait déjà accompagné Fabien Marret à la tête de monbento) avec le soutien de Bpifrance et de la Société Générale. "Nous accompagnons Fabien depuis plusieurs années. Cette nouvelle aventure avec minimiil s’inscrit dans la continuité : une exigence produit forte et une capacité d’exécution remarquable", souligne Marjolaine Catil, directrice d’investissement chez Newfund.

Les fonds sont fléchés sur deux axes. En France, il s’agit de structurer l’outil industriel et de renforcer la distribution, aujourd’hui assurée en ligne, par abonnement et en circuit sélectif (boulangeries, épiceries fines). À l’international, minimiil lorgne sur le Royaume-Uni, l’un des marchés les plus avancés en nutrition fonctionnelle : le segment des shots fonctionnels y est estimé à 37 millions de livres en 2023, et pourrait atteindre 102 millions de livres d’ici 2030. Pour s’y implanter, la marque devra adapter sa gamme aux goûts locaux, obtenir les certifications post-Brexit et sécuriser sa logistique pour des produits frais vivants.

Puy-de-Dôme Vaucluse # Agroalimentaire # Investissement industriel # Implantation # Start-up