Claude Sturni est le nouveau président de l’Adira. Le maire de Haguenau (Bas-Rhin) et vice-président de la Région Grand Est en charge du développement économique, de la recherche et de l’innovation succède à Laurent Riche selon le principe de gouvernance tournante, instauré en 2024, dans la foulée de l’adoption des nouveaux statuts de l’agence de développement économique d’Alsace.
"Il n’y aura pas de rupture" avec l’action entreprise par son prédécesseur, a souligné le nouveau président de l’Adira en marge de son assemblée générale. Maire de Kingersheim (Haut-Rhin) et vice-président de Mulhouse Alsace Agglomération (M2A), Laurent Riche s’est félicité d’avoir pu élargir "son spectre à l’échelle de l’économie alsacienne" durant son mandat de deux ans. Il retient également "les bonnes dynamiques salariales" régnant dans la majorité d’entreprises où il s’est rendu, héritage à ses yeux de "la culture entrepreneuriale rhénane".
L’économie alsacienne tient le choc malgré "le brouillard" conjoncturel
Fondée en 1950, l’Adira est un acteur incontournable du paysage économique alsacien. L’agence, dont le siège est à Strasbourg et possède des antennes à Colmar et Mulhouse, compte 32 collaborateurs et dispose d’un budget de 4,49 millions d’euros. Elle accompagne les 500 plus grosses entreprises industrielles du territoire sur une multitude de projets (extensions de site, décarbonation, enjeux RH…) mais aussi les collectivités territoriales et anime les différents réseaux d’entreprises comme IndustriA, le tout nouveau club fédérant des industriels du sud de l’Alsace.
L’Adira gère également la marque Alsace au service de l’attractivité du territoire qui réunit et labellise plus de 13 000 entreprises.
Dans son dernier rapport d’activité, elle indique avoir accompagné 227 projets ayant permis de créer ou de maintenir près de 1 000 emplois sur le premier semestre 2026. Si le "brouillard" est le terme qui caractérise le mieux la conjoncture actuelle, selon Franck Becker, directeur général délégué de l’Adira, les voyants restent au vert pour "les plus grosses entreprises qui ont su se diversifier et prennent soin de leur trésorerie". "Malgré les crises à répétition, on a l’impression que l’économie alsacienne tient le choc", conclut-il tout en louant la diversité du tissu industriel local.