Réunis au sein du Comité Champagne, les vignerons et maisons de Champagne ont fixé le rendement commercialisable de la vendange 2026 à 8 800 kg par hectare, contre 9 000 kg par hectare en 2025. Cette décision, annoncée le 22 juillet 2026, s’inscrit dans une stratégie de régulation de la production visant à poursuivre le rééquilibrage des stocks tout en préservant la viabilité économique des exploitations. Le rendement commercialisable d’une vendange est la quantité maximale de raisins qu’un viticulteur est autorisé à commercialiser pour produire du vin sous une appellation donnée.
"Dans une année viticole marquée par de fortes disparités et des conditions climatiques exigeantes, notre responsabilité est de préserver les équilibres des exploitations tout en maintenant l’exigence de qualité fondamentale pour la Champagne. Le rendement fixé cette année traduit une décision de mesure, attentive à la réalité du vignoble comme à l’avenir de la filière", explique Maxime Toubart, président du Syndicat Général des Vignerons de la Champagne et coprésident du Comité Champagne.
Construit pour favoriser la coopération entre les différentes professions du champagne, le Comité Champagne représente près de 16 000 vignerons et 350 maisons de champagne.
Un contexte climatique et économique contrasté
Après des épisodes de gel, de fortes chaleurs en juin puis l’installation d’une sécheresse, le vignoble présente une "forte hétérogénéité". Sur le plan commercial, la situation reste également contrastée. À fin juin, les expéditions de champagne atteignaient 107,1 millions de bouteilles, en progression de 1,2 % sur un an grâce au dynamisme des marchés export. Pour autant, les ventes en France demeurent en retrait.
"La Champagne dispose d’un modèle collectif unique, qui lui permet d’ajuster ses décisions aux réalités du marché sans perdre de vue l’essentiel : préserver la valeur de l’appellation dans la durée. Dans un contexte économique encore incertain et alors que la filière poursuit le rééquilibrage progressif de ses stocks, ce rendement traduit une approche responsable", mesure David Chatillon, président de l’Union des Maisons de Champagne.