« Au troisième trimestre 2014, les mises en commercialisation sont en baisse de 25 % sur la Cub. C’est grave », s’inquiète Alain Ferrasse, le président de la Fédération des promoteurs immobiliers Aquitaine Poitou Charentes. Au niveau national, les nouvelles mesures prises vont dans le bon sens – fin du plafonnement des loyers, abattement sur la fiscalité des terrains à bâtir- mais au niveau local , il y a des freins. Certains élus trainent à délivrer les permis de construire, surtout dans le secteur diffus c’est-à-dire hors projets d’aménagement . Or, sur 200 opérations en cours sur la Cub, la moitié le sont dans le secteur diffus. Ils ont tendance aussi à mettre un bémol à la densification voulue par pourtant la Cub et au nombre de logements par opération. Le maire de Saint Médard-en-Jalles, Jacques Mangon, a même dit qu’il ne voulait pas livrer à la construction les 22 ha du domaine du Bourdieu au centre-ville. »
Si on veut éviter la hausse des prix il faut augmenter l’offre
« Le discours politique ambiant n’est pas en adéquation avec la volonté nationale. La Cub a besoin de logements et si on veut éviter la hausse des prix, il faut augmenter l’offre. Si les élus n’appliquent pas le PLU, s’ils demandent à réduire le nombre d’étages d’une opération, ils la mettent en péril financièrement. Nous avons écrit à Alain Juppé début septembre pour qu’il affirme que dans le secteur diffus, les permis de construire doivent être libérés et plus rapidement. Les délais s’allongent de plus en plus, il y a aussi une hausse des contentieux avec le voisinage. Nous devons signer tous ensemble un pacte de bonne conduite et arrêter les incantations et l’affichage politique. On ne peut pas continuer à nous dire : vous devez proposer des grands appartements en centre-ville pour les familles à 2.5000 euros le m². Cela n’existe pas. Il faut arrêter de nous obliger à construire des produits pour lesquels il n’y a pas de marché.»
Le Coup de gueule : Alain Ferrasse, président de la Fédération des promoteurs immobiliers Aquitaine Poitou Charentes s’inquiète de la baisse des mises en commercialisation à Bordeaux au troisième trimestre.