Avec un produit net bancaire de 8,3 milliards d’euros (+ 3,4 %) et un résultat net de 2,0 milliards d’euros (+ 3,5 %), Crédit Mutuel Alliance Fédérale connaît le premier semestre "le plus haut de son histoire" d’après Daniel Baal. "Une belle performance qui montre la solidité de notre modèle coopératif et mutualiste. Nos résultats confirment également la pertinence de nos choix stratégiques et de notre modèle de bancassurance", poursuit le président de Crédit Mutuel Alliance Fédérale qui a succédé à Nicolas Théry en avril dernier.
Des perspectives incertaines
Seule la banque de détail reste sous tension avec un résultat net de 857 millions d’euros (-17 %) dû à la baisse de la production de nouveaux crédits, au "pincement des marges d’intérêts" et à la hausse du coût du risque chiffré à 957 millions d’euros (+ 41,1 %).
Mais avec 64,1 milliards d’euros de capitaux propres, Crédit Mutuel Alliance Fédérale reste "l’une des banques les plus solides de la zone euro", selon son DG Eric Petitgand. Par ailleurs, ses frais généraux sont maîtrisés à 4,7 milliards d’euros (+ 1,3 %).
Au niveau des perspectives pour le second semestre, le directeur général de l’établissement implanté à Strasbourg "espère avec impatience que la BCE baisse ses taux d’ici la fin de l’année" tout en espérant que l’incertitude régnant au niveau politique n’affecte pas davantage la notation bancaire de la France.
Poursuite des investissements dans sa propre IA générative
Première banque à avoir obtenu le statut d’entreprise à mission, Crédit Mutuel Alliance Fédérale entend continuer à être "un acteur de l’innovation technologique, environnementale, sociale et sociétale", d’après Daniel Baal. À l’image du déploiement de sa propre intelligence artificielle générative en collaboration avec IBM via sa plateforme watsonx, la banque implantée à Strasbourg va poursuivre ses investissements en ce sens. Elle vient d’adopter une charte éthique de l’IA par le biais de sa chambre syndicale et interfédérale et se distingue par sa capacité à réaliser l’essentiel de ses traitements informatiques sur ses propres centres de données.
Enfin, dès septembre, Crédit Mutuel Alliance Fédérale entamera des négociations sur le temps de travail de ses 77 000 salariés.