En décembre 2024, Didier Maroilley a quitté la direction de l’aubois Festigroup, holding regroupant le spécialiste de la décoration et de l’illumination Festilight (85 collaborateurs ; 15 M€ de CA), sa société de distribution Citylum (2 collaborateurs ; 1 M€ de CA) et Expelec (15 salariés ; 3,50 M€ de CA), positionné sur les marchés de l’audio et de la lumière. Après 27 ans à la tête de l’entreprise, le dirigeant a transmis les rênes à son fils Pierre Maroilley, nommé président de Festilight et de Festigroup et à son gendre Matthieu Canu, désormais directeur général de Festigroup.
Basée à Villechétif, près de Troyes, Festilight commercialise ses produits auprès de collectivités, d’espaces commerciaux, d’entreprises du luxe comme La Samaritaine, Louis Vuitton ou Chanel et réalise des affichages dynamiques, notamment pour des clubs de sport. L’activité de l’entreprise se concentre principalement sur les trois derniers mois de l’année, où sont commercialisés les produits de Noël.
Un passage par l’accélérateur Entreprises Familiales
Dans l’entreprise depuis plus de dix ans, les deux nouveaux dirigeants ont préparé la transition aux côtés de Didier Maroilley, qui reste au sein de Festigroup notamment à titre de conseil. "La transition se travaille depuis deux ans et demi, notamment avec l’accélérateur de Bpifrance", décrit Matthieu Canu. En mars 2024, Festilight a en effet intégré l’accélérateur Entreprises Familiales, porté par Bpifrance et Family Network France (FBN). "À court terme, l’objectif est d’obtenir une rentabilité et une croissance pérenne et stable de l’entreprise", décrit Pierre Maroilley. "Nous prévoyons une croissance de notre chiffre d’affaires de 10 à 15 % en 2025", chiffre Matthieu Canu.
"Nous avons mis en place la partie opérationnelle de la transmission. Nous entamons actuellement un travail de stratégie"
À ce stade, l’entreprise est dans une "phase de progression", "mais nous sommes sensibles au climat géopolitique. Nous avons été impactés par la hausse des prix de l’énergie et par le Covid. […] Nous avons mis en place la partie opérationnelle de la transmission. Nous entamons actuellement un travail de stratégie", décrit Pierre Maroilley. Suite au Covid et à l’explosion du prix des containers, l’entreprise a ainsi relocalisé une partie de sa production dans l’Aube, avec l’achat de trois machines de fabrication additive en 2021 et 2022, pour réaliser des commandes sur mesure. Jusqu’ici, l’entreprise réalisait seulement l’assemblage des lumières dans ses locaux aubois. Actuellement, le reste de la production non lumineuse est sous-traité en France et la production électrique est actuellement opérée en Asie.
En parallèle, Festilight pousse actuellement la location de ses produits. "De plus en plus de nos clients ont fait évoluer leurs modèles et préfèrent la location à l’achat", poursuit le président.
Tripler la taille de l’entrepôt en 2025
"Actuellement, le chiffre d’affaires consacré à la location augmente de 20 à 25 % chaque année", avance Mathieu Canu. Pour s’adapter à cette demande croissante, l’entreprise a agrandi ses espaces de stockage, passant de 6 000 m² à 18 000 m², début 2025. "Sur les cinq dernières années, nous sommes passés de 5 à 15 personnes pour la partie logistique et production. Et nous avons près de 350 dossiers qui reviennent en stock chaque année, ce qui représentent entre 150 et 200 semi-remorques", ajoute Matthieu Canu. Pour faire face à l’affluence de commandes en fin d’année, l’entreprise a recours à près de 60 intérimaires et CDD chaque année. Quant à l’installation des produits, elle est sous-traitée par l’entreprise.
Dynamiser la politique RSE
Pour poursuivre sa croissance, l’entreprise espère notamment conquérir de nouvelles collectivités, en 2025. Festilight a récemment travaillé pour la ville de Troyes, mais aussi pour le Palais Royal de Monaco et pour la station de ski de Tignes. Et s’appuie sur un service commercial de 14 personnes pour commercialiser ses produits en France et dans les pays limitrophes. Pour autant, "nous souhaitons rester une structure à taille humaine et continuer à dynamiser notre politique RSE", tempère Pierre Maroilley. À ce titre, l’entreprise publie des bilans carbone, favorise l’utilisation de matières recyclables recyclées et a récemment installé un broyeur dans ses locaux.