Après 10 ans de bataille juridique, Stal TP lance enfin les travaux de sa centrale d’enrobage à chaud dans la Loire
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Après 10 ans de bataille juridique, Stal TP lance enfin les travaux de sa centrale d’enrobage à chaud dans la Loire

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Le lyonnais Stal TP va enfin pouvoir démarrer les travaux de sa centrale d’enrobage à chaud à Boën-sur-Lignon, dans la Loire. Un projet à 5 millions d’euros, lancé en 2016, qui devrait déboucher sur la création de 45 emplois à terme.

De gauche à droite : Le président de la CPME Aura Daniel Villareale, Anthony Stal, dirigeant de Stal TP, le maire de Boën-sur-Lignon, Robert Regeffe et le président de la CPME Loire Jean-François Lyonnet, lors d'une conférence de presse commune — Photo : Gilles Cayuela

Lancé en 2016 par Stal TP, autorisé en 2020 par un arrêté d’exploitation de la DREAL et validé par le Conseil d’État en 2024, le projet de centrale d’enrobage à chaud dans la ZAC Champdbayard à Boën-sur-Lignon (Loire) va enfin voir le jour.

Un projet à 5 millions d’euros

Après 10 années de bataille juridique avec les opposants au projet — l’association Cesse Goudron, 6 particuliers et la société Les Pompes funèbres de l’Astrée — Anthony Stal, le dirigeant du groupe lyonnais (270 salariés ; 46 M€ de CA en 2025), spécialisé dans la déconstruction, la démolition, de voirie et le terrassement, va pouvoir démarrer les travaux de ce projet dont le coût devait s’élever au global à 5 millions d’euros.

Un projet que Stal TP, propriétaire des 2,7 hectares de terrain depuis août 2025, prévoit en plusieurs étapes. La première grande phase de travaux devrait aboutir en octobre 2026 à la mise en service de la centrale d’enrobage et à la création d’une agence locale de Stal TP. La seconde devrait déboucher, à la fin du premier trimestre 2027, sur la création d’une plateforme de recyclage de déchets inertes du BTP.

Un objectif de 30 % de matériaux recyclés dans les enrobés

Anthony Stal, qui se défend de créer une usine à goudron ou une centrale à bitume — "Le bitume ne représentant que 5 % de la composition des enrobés" — compte sur cette plateforme de recyclage pour "intégrer jusqu’à 30 % de matériaux recyclés dans les enrobés avec un objectif au démarrage, réaliste, de 15 %", précise le dirigeant.

Entre l’exploitation industrielle de la centrale d’enrobage à chaud, l’agence locale de travaux publics "chargée de répondre aux appels d’offres locaux" et la plateforme de recyclage des déchets inertes, c’est plus de 45 emplois qui devraient être créés à terme. "Dont 20 au démarrage", précise Anthony Stal.

Coiro TP et PRS associés dans le projet

Le dirigeant du groupe Lyonnais, qui "refuse d’opposer écologie et économie" sera épaulé dans ce projet par deux partenaires : Coiro TP, dirigé par le président de la Fédération Régionale des Travaux Publics (FRTP), René Coiro, et le groupe auvergnat PRS, dirigé par Pierre Berger l'ex-président de la FRTP. "Le GIE reste ouvert à d’autres partenaires. Nous sommes d’ailleurs en discussion avec deux autres partenaires potentiels", conclut Antony Stal, qui table sur production annuelle de 35 000 tonnes d’enrobés et un chiffre d’affaires compris entre 2 et 3 millions d’euros.

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