Elle ne passe vraiment pas. La hausse prévue de 160% de la taxe sur la bière continue de mobiliser les brasseurs alsaciens, emmenés par leur président Michel Haag. Le traditionnel lancement de la bière de Noël, ce lundi 12 novembre, à l’Hôtel de ville de Strasbourg, sera l’occasion de manifester une fois de plus leur mécontentement à l’égard d’une hausse qu’ils jugent « démesurée », malgré les aménagements consentis par le gouvernement, notamment l’exonération des plus petits brasseurs. Le thème choisi en dit long… « la dernière gorgée de bière de Noël ».
L’Alsace est la première région brassicole de France. Elle compte une vingtaine d’établissements, éclectiques dans leur typologie puisque l’on trouve du plus petit brasseur artisanal aux grandes multinationales (Heineken, Kronenbourg). Les principaux acteurs de la filière sont réunis au sein des Brasseurs d’Alsace. A eux seuls, ils représentent environ 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires pour 1.500 emplois et un peu moins de 10 millions d’hectolitres brassés en 2011. C’est 60% de la production nationale en volumes et 50% en valeur. « En voulant multiplier par 2,6 les droits d’accises acquittés par les brasseurs, c’est une industrie « made in France » qui est mise en péril et les emplois de toute une filière », juge le syndicat dans un communiqué.
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Les brasseurs d’Alsace organisent ce lundi 12 novembre soir à 18 heures une manifestation contre la hausse de 160% de la taxe sur la bière suivie d’une dégustation de la bière de Noël 2012 dans les salons de l’Hôtel de ville.