Christelle Morançais, présidente de la Région des Pays de la Loire, a réagi à la décision d’EDF d’abandonner le projet Ecocombust, une initiative qui visait à reconvertir la centrale à charbon de Cordemais. Elle a exprimé une profonde déception, bien que, selon elle, cette décision n’ait rien de surprenant : "Depuis l’origine du projet, EDF pointe la fragilité de son modèle économique."
Ce qui choque davantage la présidente de région, c’est le temps considérable pris pour admettre l’échec du projet. "Il a fallu 8 ans pour se rendre compte de ses fragilités", souligne-t-elle, tout en critiquant le manque d’alternatives envisagées durant cette période. Elle regrette également la relance du projet en 2022, malgré les alertes d’EDF, qui ont été ignorées par le Gouvernement.
Diversification des activités industrielles
Consciente des enjeux pour Cordemais, Christelle Morançais affirme avoir plaidé dès 2021 pour des solutions industrielles complémentaires, dépassant le seul projet Ecocombust. Elle évoque, notamment, l’idée d’implanter une petite centrale nucléaire de type SMR (Small Modular Reactor), une proposition qui n’a jusqu’ici reçu aucune réponse sérieuse.
Pour l’avenir, la présidente des Pays de la Loire estime que Cordemais doit se tourner vers une diversification : "L’avenir de Cordemais se jouera sur une diversité d’activités industrielles", note-t-elle.
Enfin, Christelle Morançais appelle à une action rapide et coordonnée : "Je demande aux ministres en charge de réunir rapidement l’ensemble des acteurs du dossier. Trop de temps a déjà été gaspillé", plaide-t-elle.