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Le chantier naval Nautech veut continuer de grandir à La Ciotat

Par Hélène Lascols, le 16 mars 2022

Retrouvant de très belles couleurs après une année 2020 compliquée, le chantier naval Nautech veut consolider son avenir dans les Bouches-du-Rhône, à La Ciotat, où il est implanté depuis 2016. Son dirigeant Nicolas Bruni nourrit un nouveau projet d’investissement, qui lui permettrait d’atteindre 15 à 20 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Le chantier naval Nautech a accueilli une trentaine de yachts en 2021
Le chantier naval Nautech a accueilli une trentaine de yachts en 2021 — Photo : Nautech Group

Début 2022, la trentaine de salariés du chantier Nautech, à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), a remis à l’eau un yacht sur lequel elle avait consacré 1 200 heures de travail. Depuis maintenant un an, et après un exercice 2020 au cours duquel "le chantier, spécialiste de la réparation et du refit (rénovation, NDLR) de yachts, a accusé le coup du Covid", selon les mots de son dirigeant Nicolas Bruni, la reprise est plus qu’au rendez-vous chez Nautech.

L’un des plus anciens chantiers dédiés au yachting, né à Marseille en 1996 et arrivé sur le site de La Ciotat Shipyards (LCS) en 2016, a accueilli une trentaine de yachts en 2021 : une petite vingtaine a été traitée à La Ciotat, six unités se sont refait une beauté à La Seyne-sur-Mer, et deux autres à Bordeaux. Le chantier, qui cultive sa différence aux côtés des poids lourds Monaco Marine ou MB92, ne s’est jamais arrêté de travailler pendant la crise du Covid grâce à un protocole d’accès distinct pour les salariés et les membres d’équipage et à un système de ventilation développé en interne. Grâce aussi à l’agilité propre aux entreprises familiales : "Notre taille nous a permis d’accueillir des bateaux pendant que d’autres chantiers ne travaillaient plus. LCS nous a suivis et nous avons ainsi pu défendre le blason ciotaden et être sur le pont dès la reprise en mars 2021", se félicite Nicolas Bruni.

Nicolas Bruni, dirigeant de Nautech Group
Nicolas Bruni, dirigeant de Nautech Group - Photo : Nautech Group

Grandir et investir à La Ciotat

Le chantier, qui propose tous types de services allant de la peinture à la menuiserie en passant par la mécanique, les travaux hydrauliques ou les travaux d’intérieur, bénéficie de 6 à 8 mois d’avance sur la planification. "Nous sommes en pleine charge et j’embauche tous les mois depuis plus d’un an, assure Nicolas Bruni, principalement des techniciens confirmés faute de profils jeunes sur le marché de l’entretien et du refit de yachts."

Après avoir investi 600 000 euros sur le site de La Ciotat depuis qu’il y a décroché sa première autorisation d’occupation temporaire en décembre 2016, Nicolas Bruni attend avec impatience la livraison d’Atlas, une plateforme de 40 000 m² et un ascenseur levant plus de 4 300 tonnes. "Cet outil permettra à La Ciotat Shipyards d’accroître sa capacité d’accueil sur le segment intermédiaire des yachts de 80 mètres à 105 mètres de manière à réserver la grande forme (yachts de plus de 80 mètres) pour les plus grands navires." L’entrepreneur prévoit aussi de se positionner sur un prochain appel d’offres de LCS portant sur l’exploitation d’un nouveau "travel-lift" (portique destiné aux manutentions des bateaux dans les ports) de 600 tonnes.

"Je veux continuer de développer les racines de Nautech à La Ciotat", plaide Nicolas Bruni. Lorsqu'il a repris Nautech en 2015, le chantier employait quatre salariés pour 900 000 euros de chiffre d’affaires. Aujourd’hui, le groupe compte une trentaine de salariés et réalise entre 7 et 10 millions d’euros de chiffre d’affaires. "Les nouveaux outils du site de la Ciotat couplés à notre envie de grandir doivent nous permettre de réaliser notre ambition : 50 salariés et 15 à 20 millions d’euros de chiffre d’affaires", confie l’entrepreneur.

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