Bouches-du-Rhône

Agroalimentaire

Témoignage Benoît Fry : « Avant de céder Or Equip', j'ai joué la transparence avec le repreneur »

Par Didier Gazanhes, le 06 janvier 2020

La société Or Equip', basée à Peynier (Bouches-du-Rhône) a changé de mains en mai 2019. Benoît Fry a cédé ses parts à Christophe David.

Après la vente d'Or Equip', Benoît Fry a réalisé un projet, parcourir les chemins de Compostelle. Une façon de tourner la page.
Après avoir vendu Or Equip', Benoît Fry a réalisé un projet qui lui tenait à coeur : parcourir les chemins de Compostelle. Une façon de tourner la page de l'entreprise. — Photo : D.R.

Le 7 mai 2019, Benoît Fry, codirigeant, avec Yannick Assius, de la société Or Equip’ (15 salariés ; CA : 2,7 M€), basée à Peynier (Bouches-du-Rhône), a vendu ses parts à Christophe David. « Avec Yannick, nous avions créé l’entreprise en 2006. Nous proposions un nouveau concept de sandwicherie, que nous commercialisions auprès de boulangeries, grandes surfaces ou sociétés de catering », rappelle Benoît Fry.

Victime d’un problème de santé, il se voit contraint de réduire son activité et décide de se retirer de l’entreprise. « Il y a quatre ans, j’ai fait un stage "cession de son entreprise" au sein de l’IRCE (Institut régional des chefs d’entreprise, NDLR). Cette formation m’a montré que la vente d’une entreprise n’était pas une affaire simple. Il est toujours difficile de se séparer de sa société. C’est un peu notre bébé. Après ce stage, j’ai eu des contacts et des propositions, mais rien n’a abouti », poursuit-il.

Le candidat à la reprise intègre Or Equip' avant de signer

La problématique d’Or Equip' était délicate. Le repreneur devait également remporter l’aval du codirigeant qui, lui, était resté dans l’entreprise. Finalement, trois années plus tard, par l’intermédiaire de l’IRCE, où il faisait également un stage de reprise d’entreprise, Christophe David entre en contact avec Benoît Fry. Après de traditionnelles négociations, il intègre l’entreprise en janvier. Sous forme de test.

« Il est essentiel de privilégier les négociations en direct avec l’acheteur, plutôt que de passer par l’intermédiaire d’avocats. »

« Il est resté six mois à travailler, avant que nous signions définitivement l’acte en mai. Il faut jouer la transparence pour rassurer. Il est important que l’acheteur se rende vraiment compte de ce qui l’attend, prenne contact avec les équipes, etc. », commente Benoît Fry, qui souligne pour conclure : « Il est également essentiel de privilégier les négociations en direct avec l’acheteur, plutôt que de simplement passer par l’intermédiaire d’avocats. Il y a des malentendus, des blocages, qui peuvent être levés très vite en face à face… »

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