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Quest for health, un nouvel incubateur pour les start-up de la santé du Grand Est

Par Lucie Dupin, le 06 décembre 2022

Dans le Grand Est, l’innovation dans le domaine des technologies médicales se structure autour d’un incubateur dédié à la santé, baptisé Quest for health. Il veut compter 100 start-up de la santé en 2025.

De gauche à droite, David Figier, directeur adjoint de la compétitivité et de la connaissance de la Région Grand Est, Matis Ringdal, PDG de Pixacare et Guillaume Vetter-Genoud, directeur de Quest for health.
De gauche à droite, David Figier, directeur adjoint de la compétitivité et de la connaissance de la Région Grand Est, Matis Ringdal, PDG de Pixacare et Guillaume Vetter-Genoud, directeur de Quest for health. — Photo : Quest for health

Parmi le réseau French Tech, le Grand Est est identifié comme terreau propice aux innovations dans le domaine des technologies médicales. Et cette étiquette "santé" devrait bénéficier d’une visibilité supplémentaire avec un incubateur dédié, baptisé Quest for health. Ce réseau s’appuie sur les cinq incubateurs du Grand Est (Innovact à Reims, Semia à Strasbourg et Mulhouse, The Pool à Metz, Rimbau’Tech à Charleville-Mézières et Quai Alpha à Épinal), réunis sous la bannière Quest for change.

55 millions d’euros levés en 2021

Quest for health occupe depuis début décembre des locaux dans Nextmed, le campus strasbourgeois des technologies médicales. "Ce lieu de rencontres à côté de l’hôpital facilite les interactions et l’innovation", décrit Guillaume Vetter-Genoud, directeur de l’incubateur Quest for health. Si cet incubateur est officiellement lancé fin 2022, la dynamique en matière d’innovation en santé est enclenchée depuis 2018 au sein des incubateurs régionaux.

"Nous sommes passés de cinq start-up en santé il y a cinq ans à une soixantaine aujourd’hui, créant 235 emplois", précise Guillaume Vetter-Genoud, dont l’équipe d’une dizaine d’experts accompagne les medtech et biotech du Grand Est. En 2021, elles ont levé 55 millions d’euros, pour une valorisation à hauteur de 190 millions d’euros.

Attirer des projets internationaux

La spécificité du réseau, selon son directeur : "les projets suivis le sont par des entrepreneurs, au service d’entrepreneurs, à la différence d’autres écosystèmes français dont l’accompagnement se fait davantage à travers des consultants". Lui-même a notamment dirigé l’ancienne start-up Prestizia, filiale de la medtech Theradiag.
Cette quête de visibilité voulue avec la création de la marque Quest for health, le réseau veut s’en servir pour draguer dans ses filets des projets au-delà du périmètre régional. Pour cela, il s’appuie, entre autres, sur sa position transfrontalière entre la Suisse et l’Allemagne. Le mouvement a déjà commencé, puisqu’un tiers des start-up accompagnées par le réseau est exogène au Grand Est. Ces jeunes pousses s’y installent spécifiquement pour développer leurs technologies médicales. Parmi elles, les plus lointaines peuvent venir d’Israël, du Japon ou encore de spin-off d’universités américaines.

Plus proches de nous, des entrepreneurs choisissent aussi le Grand Est. À l’image de Pixacare, éditeur de logiciels médicaux. Son cofondateur et PDG, Matis Ringdal, a quitté Paris en 2018 pour rejoindre le Semia à Strasbourg. Il y reconnaît "un accompagnement humain et sur mesure" mais aussi des aides financières au démarrage. La start-up a notamment bénéficié de 30 000 euros pour abonder au capital de la société, "un chèque en blanc signé par la Région Grand Est", confesse l’entrepreneur. Sa start-up de 20 personnes a bouclé en 2021 une levée de fonds de près de deux millions d’euros.

100 start-up d’ici 2025

Soutenu par la Région Grand Est (montant non communiqué), Quest for health veut compter une centaine de start-up de la santé en 2025. L’aide aux projets incubés se décline sous trois axes : la structuration des start-up, le financement de l’amorçage et le développement à l’international. Pour étoffer son offre, Quest for health planche sur un nouvel outil de financement ou encore sur un Master entrepreneuriat de la santé et deeptech avec l’Université de Strasbourg.

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