Le vœu d’Hervé Morin a été exaucé : que le Mont-Saint-Michel puisse bénéficier de la même gouvernance que le Château de Chambord, autrement dit, devenir un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC). Selon nos confrères de Ouest-France, le premier ministre, Sébastien Lecornu, se fondant sur les recommandations de la Cour des Comptes, a tranché, le 17 juin 2026, en faveur de la gouvernance unique de l’établissement public du Mont-Saint-Michel (EPMSM), qui sera chargé de mettre en œuvre le contrat d’objectif pluriannuel avec l’État. Cette structure publique, constituée par l’État en 2019, avait jusqu’alors uniquement la charge des abords de "La Merveille" (parkings et la passerelle d’accès au site), tandis que le Centre des Monuments Nationaux (le CNM) bénéficiait des recettes des entrées payantes de l’abbaye, de l’ordre de 6 et 7 millions d’euros par an. Désormais, en contrepartie de sa gouvernance unique, l’EPMSM, qui sera chargé de mettre en œuvre le contrat d’objectif pluriannuel avec l’État, devra reverser une partie des recettes liées à l’abbaye au CMN.