"On nous appelle aujourd’hui à monter en puissance. La montée en puissance, on y est prêt", a expliqué ce matin Alain Dulac sur RTL. Le vice-président du Gifas, le groupement des industries aéronautiques et spatiales, et PDG de Factem, a cependant fait part des conditions qu’il manquait aux entreprises pour accélérer la cadence. "La première c’est d’augmenter l’outil de production", a souligné Alain Dulac. Cependant, augmenter l’outil de production implique d’être soutenu financièrement. Or les financeurs (banques ou fonds d’investissement) demandent de la visibilité sur les commandes des entreprises. Un point qui fait défaut pour le moment. "Nous avons besoin d’avoir des commandes fermes et pas seulement prévisionnelles", a rappelé Alain Dulac, avant d’énumérer les besoins d’investissements pour pouvoir "monter en capacité". Approvisionner plus de matière, investir dans la recherche et le développement, recruter de la main-d’œuvre supplémentaire : "tout cela créé un besoin de trésorerie", résume le vice-président du Gifas, qui attend "des bons de commande" définitifs.
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