Le fabricant de terreaux Florentaise, basé à Saint-Mars-du-Désert, près de Nantes, va procéder à un deuxième plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Validé par le Tribunal de Commerce de Nantes lors de son audience du 15 octobre 2025, il porte sur la suppression de 86 emplois, après un premier plan qui avait concerné 55 salariés en mars dernier. À l’issue de ces mesures, 15 collaborateurs demeureront au service de Florentaise en France. L’entreprise ayant par ailleurs des sites de production en Chine. Cette décision fait suite à l’échec de la cession de son activité "Terreaux Grand Public"
Recentrage de l’activité
Florentaise recentre ainsi son activité autour de ses pôles à fort potentiel de développement, tels que la vente de terreaux professionnels en Chine, où l’entreprise enregistre des taux de croissance à deux chiffres depuis plus de cinq ans, et la location de ses 21 machines Bivis pour défibrer le bois en Europe et aux États-Unis.
Le Groupe conservera également ses activités de production et de vente de matières premières pour les fabricants de terreaux européens (tourbes, fibres de bois Hortifibre, fibres d’écorces de bois, ardoise) sur les sites de
Baupte (Manche), Tollari (Estonie), Saint-Mars-du-Désert (Loire-Atlantique), Labouheyre (Landes), Lavilledieu (Ardèche), Saint-Escobille (Essonne), Treffort-Cuisiat (Ain) et Combrée (Maine-Loire).
Cession de sites
En revanche, l’entreprise annonce l’arrêt de la production et de la vente de terreaux au grand public et aux professionnels en France, activité qui sera "co-traitée" avec des partenaires.
Le Groupe dispose d’ores et déjà d’accords fermes de vente pour ses trois sites de Louresse-Rochemenier dans le Maine-et-Loire pour 500 000 euros, du Treffort-Cuisat pour 1,8 million d’euros et de Saint-Escobille pour 2,18 millions d’euros. Ces accords prévoient néanmoins le maintien des activités fabrication de fibre de bois issus des BIVIS présentes sur les sites de Saint-Escobille et de Treffort-Cuisiat.
Ces opérations permettront de soulager la situation de trésorerie du Groupe, lui donnant ainsi la possibilité de négocier plus sereinement un nouvel échelonnement de sa dette avec ses créanciers.
Dans ce contexte, le groupe continue de négocier la cession ou la location de l’ensemble de ses sites français avec ses partenaires pour leur permettre de co-traiter tout ou une partie de son carnet de commandes professionnelles et grand public, et autant que possible, de reprendre une partie de ses salariés concernés par le PSE.
Le tribunal de commerce a, par ailleurs, confirmé la période d’observation de l’entreprise jusqu’au 5 mars 2026. Florentaise est placée en redressement judiciaire depuis mars 2025.