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Florentaise échoue à trouver un repreneur pour son activité consacrée aux terreaux grand public
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Florentaise échoue à trouver un repreneur pour son activité consacrée aux terreaux grand public

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Le Tribunal de commerce de Nantes a rejeté les offres de reprises portant sur l’activité "Terreaux grand public" de Florentaise. Placée en redressement judiciaire en mars 2025, l’entreprise nantaise voit néanmoins sa période d’observation prolongée de six mois jusqu’en mars 2026.

Florentaise produit des terreaux bas carbone — Photo : Florentaise

Placé en redressement judiciaire en mars 2025, le producteur de terreaux Florentaise, installé à Saint-Mars-du-Désert près de Nantes, n’a pas trouvé de repreneurs pour son activité consacrée aux terreaux grand public. Le tribunal de commerce de Nantes, dans son audience du 3 septembre 2025, a jugé insuffisantes les offres de reprise qui lui étaient soumises.

Pour mémoire, Florentaise a lancé, en juin dernier, un appel d’offres visant à se séparer de l’activité terreaux grand public. L’opération avait vocation à permettre au groupe de préserver les 81 emplois de cette activité et de présenter un plan de continuation grâce à une réduction sensible de son BFR afin de pérenniser les autres activités de Florentaise (186 salariés avant le redressement, 57 M€ de CA sur l'exercice 2024-2025). Le périmètre de cette cession partielle d’activité incluait la vente des quatre sites dédiés à la production des terreaux grand public : Saint-Mars-du-Désert (Loire-Atlantique) intégrant l’usine et une partie des collaborateurs du siège, Saint-Escobille (Essonne), Lavilledieu (Ardèche) ainsi que le site de Labouheyre (Landes).

Ce jugement fait suite à l’audience du 30 juillet 2025 au terme de laquelle le tribunal avait ordonné un renvoi au 3 septembre 2025 afin de permettre aux repreneurs potentiels d’améliorer leurs offres.

Recentrage de l’activité et cession d’un site en Anjou

Anticipant cette décision, la direction de Florentaise a présenté au Tribunal la mise en œuvre d’un plan de restructuration de son outil de production permettant la poursuite de ses activités destinées aux professionnelles et grand public sur sept de ses neuf sites en France.

La cession du site de Louresse-Rochemenier, dans le Maine-et-Loire, auprès de son partenaire fabriquant ses engrais organiques a également été validée par le juge-commissaire et favorisera la vente des fertilisants et engrais organiques commercialisés par Florentaise sur les marchés professionnels et grand public.

Poursuite de la période d’observation

Le Tribunal a, par ailleurs, prononcé la poursuite de la période d’observation pour une durée de six mois (jusqu’au 5 mars 2026).

Il a également fixé une audience au 15 octobre 2025 afin de prendre connaissance des avancées sur le plan de restructuration des activités professionnelles et grand public françaises.

Pour rappel, Florentaise fait face à des dettes cumulées de 16,5 millions d’euros. Présente en Bourse, l’entreprise a vu sa cotation suspendue.

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