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La fabricant de terreaux, Florentaise obtient six mois supplémentaires et cède son site dans l’Essonne
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La fabricant de terreaux, Florentaise obtient six mois supplémentaires et cède son site dans l’Essonne

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En redressement judiciaire depuis mars 2025, Florentaise obtient six mois supplémentaires pour finaliser son plan d’apurement. Le spécialiste des terreaux bas carbone poursuit ses cessions d’actifs avec la vente pour près de 2 millions d’euros de son site de Saint-Escobille dans l’Essonne, après la suppression de 141 postes en France ces derniers mois.

Jean-Pascal Chupin, dirigeant de Florentaise, implantée à Saint-Mars-du-Désert, au nord de Nantes — Photo : Cyril Raineau

Placée en redressement judiciaire depuis le 4 mars 2025, la société ligérienne Florentaise, spécialisée dans les terreaux bas carbone, voit sa période d’observation prolongée de six mois par le Tribunal de commerce de Nantes. Cette décision porte à 18 mois la durée totale de la période d’observation et doit permettre au groupe de finaliser son plan d’apurement du passif et la cession de certains actifs.

Dans ce cadre, l’entreprise basée à Saint-Mars-du-Désert (Loire-Atlantique) a finalisé le 17 février 2026 la vente de son site de Saint-Escobille (Essonne), spécialisé dans la production de paillage et de terreaux, au profit de la société Sopranature pour un montant de 1,975 million d’euros. L’opération a permis l’encaissement immédiat de 1,375 million d’euros, tandis que 600 000 euros ont été placés sous séquestre en vue de l’apurement du passif.

Une nouvelle cession imminente

Après les cessions des sites du Treffort et de Louresse-Rochemenier, Florentaise poursuit ainsi la réorganisation de son outil industriel. Le plan présenté au tribunal prévoit la poursuite des activités sur 7 des 9 sites français. Une nouvelle cession de site est annoncée comme imminente.

Concernant ses effectifs, Florentaise a engagé deux plans sociaux successifs ayant conduit à la suppression de 141 postes. À l’issue du second PSE validé en octobre 2025, l’entreprise ne compte plus que 15 salariés en France. Le groupe, qui réalisait encore plus de 60 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, avant sa restructuration, a vu son activité fortement reculer en 2025. Il se recentre désormais sur ses activités professionnelles en Chine, qui y progressent, et la location de ses machines Bivis qui transforment les écorces et autres feuillages en terreau.

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