Lancés en 2025 et prévus pour durer quatre ans, les travaux de réfection du fort Boyard au large de la Charente-Maritime franchissent les étapes. Un point a été fait ce 9 juin par l’entreprise nantaise ETPO et le Département de Charente-Maritime sur le port de Saint-Nazaire, où sont construites les deux principales structures de protection, l’éperon brise-lames destiné au nord-ouest du fort et le havre d’accostage au sud-est. Les colossales silhouettes de béton se dessinent. Elles doivent être achevées d’ici la fin de l’année 2026 pour être remorquées jusqu’au port de La Pallice à La Rochelle et installées en 2027. Parallèlement, les travaux en mer "progressent dans de bonnes conditions au pied et à proximité du fort". Les opérations de confortement du talus sur lequel le fort a été construit — la risberme — se poursuivent également depuis avril. Une base de chantier a été installée à Boyardville pour faciliter l’acheminement des équipes vers le fort. Le chantier, chiffré à 44 millions d’euros, a été jugé indispensable pour assurer la survie de l’infrastructure malmenée par la houle.