Les députés ont adopté, à une large majorité, l’article 3 du projet de loi de finances 2026, créant une taxe sur le patrimoine financier des holdings patrimoniales, le 31 octobre. Elle vise ces sociétés "holdings" qui détiennent et gèrent un patrimoine, souvent composé d’actions, mais aussi parfois de biens immobiliers. Cette taxe, qui est instituée sur les actifs non professionnels détenus par les sociétés ayant leur siège en France, a cependant été restreinte par des amendements des députés Les Républicains. L’assiette de la taxe a ainsi été limitée "aux seuls actifs qui ne peuvent manifestement pas être affectés à une activité économique réelle, mais sont détenus au sein de la holding dans un seul but fiscal" comme les bijoux et objets d’arts non exposés ou encore les biens dédiés à l’exercice de la chasse et de la pêche de loisir. Selon le texte déposé par les députés LR, la rédaction initiale de l’article 3 proposait une "assiette trop large", ciblant des éléments de l’actif "tels que la trésorerie qui jouent un rôle central dans la définition de la stratégie des PME et des ETI familiales".
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