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Vivo Environnement s'est offert, pour ses 15 ans, un beau cadeau: le contrat avec le consortium Iberdrola - Eole Res pour l'étude d'impact du parc éolien offshore en baie de Saint-Brieuc. «C'est 30 mois de différentes études de l'environnement», indique l'un des fondateurs de In Vivo, Didier Grosdemange. À 17km de la pointe d'Erquy (Côtes d'Armor), In Vivo devra étudier l'impact sur les fonds et les animaux de la zone du parc de 80km² comprenant 100 éoliennes de cinq mégawatts. Si la production d'électricité est prévue pour 2018, il y a auparavant plusieurs étapes à franchir. Dont le débat public qui doit s'ouvrir en 2013. «Avec un premier rapport à rendre dans un an, qui sera à compléter, il y a pour nous deux ans de suivi», ajoute Didier Grosdemange.
Créer un groupement
Pour décrocher ce contrat, In vivo s'est allié avec d'autres entreprises et associations bretonnes. «Nous avions déjà réalisé pour le consortium l'étude pour leur dossier de candidature, mais ils ont souhaité refaire un appel d'offres. Nous avons réussi à le remporter grâce à un groupement», explique le dirigeant. Altran Ouest (sous-traitance en ingénierie) l'a rejoint pour les études du bruit en mer. La modélisation hydrolique est gérée par le bureau d'étude nantais Sogreah. Ifremer est partenaire concernant l'étude des coquilles Saint-Jacques, un sujet sensible en baie de Saint-Brieuc. Plus inhabituel, Geoca, un groupe d'ornithologues basé dans les Côtes d'Armor, participe. «Nous avions besoin de répertorier les espèces d'oiseaux présentes sur la zone. Nous avons donc fait appel à des spécialistes et nous avons aussi recruté, en interne, un ornithologue», précise-t-il. Dans la même veine, In Vivo s'est associé à la Maison de la Chauve-souris, dans le Morbihan. «C'est un sujet passionnant. On n'y pense pas, mais les chauves-souris aussi sont impactées. Contrairement aux oiseaux, elles ont parfois du mal à éviter les pales», souligne Didier Grosdemange. L'étude comporte également un volet pêche. «Nous allons travailler avec le comité départemental et même embarquer sur des navires.» Aujourd'hui, les énergies marines renouvelables constituent le principal relais de croissance du bureau d'étude. In Vivo compte 27 salariés, contre 10 en 2003 et 5 en 2000. «Et nous avons trois recrutements prévus en 2013, ajoute le chef d'entreprise. Nous travaillons en début de projet, donc nous espérons beaucoup du second appel d'offres sur les éoliennes, qui devrait intervenir avant la fin de l'année.» Quant à l'export, le printemps arabe a ralenti son développement. In Vivo espère toujours atteindre 5 à 6M€ de chiffre d'affaires en 2020.
In Vivo
(La Forêt-Fouesnant) Dirigeants: Didier Grosdemange et Philippe Bornens 31 salariés 3M€ de chiffre d'affaires
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