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Vendée : L'écloserie d'huîtres de France Turbot reprise à Noirmoutier
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Vendée : L'écloserie d'huîtres de France Turbot reprise à Noirmoutier

La production de naissains d'huîtres (écloserie, nurserie), qui était l’une des activités de France Turbot à Noirmoutier, vient d’être reprise début décembre. Au total, 37 salariés ont été conservés sur les 44 employés de la PME.

Aux commandes de cette activité figure désormais la société Marinove, portée par deux anciens cadres de France Turbot, son directeur général Laurent Terrien et son directeur de production Fabrice Massi, qui gardent leurs fonctions, appuyés par le groupe breton Beaulieu, basé en Ille et Vilaine.

Dirigé par Charles Beaulieu, ce dernier est spécialisé dans la conchyliculture. Il détient notamment La Vivaraise (une cinquantaine de salariés, 4 M€ de CA 2014). Jusqu’ici propriétaire de France Turbot, Michel Adrien restera encore actionnaire plusieurs années, afin d’assurer la transition.

L’activité turbot déjà cédée au printemps
Placée en redressement judiciaire fin 2014, la société avait déjà vu son activité de production de turbots passer dans les mains d'une PME corse, Gloria Maris, spécialisée dans l'aquaculture marine. C’était en mars dernier.

600 millions de naissains d'huîtres
Spécialiste de l’huître creuse, Marinove a vendu environ 600 millions d’unités et généré 3,3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015. L'entreprise ne conserve pas les deux salariés de son second site de Trédarzec, dans les Côtes-d’Armor, qu’elle va mettre en sommeil au moins sur l'année 2016, afin de se concentrer sur son site de L'Epine, à Noirmoutier.

Diversification
Pour Laurent Terrien, l'un des premiers chantiers consistera à « accélérer la diversification vers les huîtres plates, les palourdes, voire aller sur d’autres coquillages ». Un moyen de compenser les années de vaches maigres sur son marché historique, lorsque la concurrence se fait rude ou que la production s’avère moindre.

« On continuera aussi à se positionner sur la qualité, quand certains concurrents font du volume, car c’est aussi ce qui nous a sauvés », ajoute le dirigeant.

Relance des investissements
Après trois années marquées par des difficultés de trésorerie, les investissements s'apprêtent aussi à redémarrer. Un programme d'investissement a déjà été défini sur quatre ans. Environ 300.000 euros vont être investis dès 2016 pour mettre à niveau ses outils de production et améliorer son process.

La PME, qui vend aux ostréiculteurs français et étrangers, vise une croissance d’environ 10% l’an prochain.

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