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Vacances Bleues annonce la publication de son bilan carbone : un pas décisif vers un tourisme durable
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Vacances Bleues annonce la publication de son bilan carbone : un pas décisif vers un tourisme durable

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La société marseillaise Vacances Bleues, acteur historique du tourisme responsable en France, vient de franchir une nouvelle étape dans sa démarche environnementale en publiant son premier bilan carbone, réalisé en partenariat avec le cabinet marseillais Projet Celsius.

Jerome Vayr, président du directoire de Vacances Bleues — Photo : D.Gz

La publication par Vacances Bleues de son bilan carbone s’inscrit dans une stratégie plus large de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), de l’entreprise qui souhaite, d’une part, répondre aux enjeux climatiques et, d’autre part, assurer la durabilité des activités du groupe. Le secteur du tourisme est en effet particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique. En 2023, l’entreprise a ainsi formé 100 % de ses 800 salariés aux enjeux climatiques. "Nous avons également formalisé un document où nous avons précisé nos différents engagements pour 2030, comme dans le domaine de la gestion des déchets alimentaires ou des économies d’énergie", rappelle Jérôme Vayr, président du directoire du groupe. En matière de décarbonation, Vacances Bleues avait besoin d’un constat. "Nous avons ainsi établi notre bilan carbone durant l’été 2024, cela nous permet de nous fixer, dans les prochains mois, des objectifs chiffrés", poursuit le président.

Quatre mois de travail

Quatre mois de travail ont ainsi été nécessaires afin de collecter les données nécessaires au calcul. Le bilan carbone dresse en effet un état des lieux complet des émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par les activités de l’entreprise, réparties en trois scopes. Le scope 1 concerne les émissions directes, telles que celles liées à l’énergie utilisée dans les établissements. Le scope 2 couvre les émissions indirectes provenant de la consommation d’électricité. Enfin, le scope 3 intègre les émissions indirectes plus larges, notamment celles liées aux transports, aux achats de biens, et à l’activité de Tour Operator (6,5 millions d’euros de CA), qui vient compléter l’activité du groupe, dont le chiffre d’affaires global s’élève à 88,7 millions d’euros. La réalisation du bilan carbone, pour lequel l’entreprise a pu bénéficier d’une aide de Bpifrance, a représenté un investissement de 15 000 euros.

Fort impact des déplacements des clients

"Comme nous le pressentions, les résultats montrent que les transports des visiteurs sont responsables de 55 % des émissions totales de gaz à effet de serre, suivis par les achats de biens, principalement alimentaires. Vacances Bleues envisage ainsi de travailler sur le sujet de la mobilité de ses clients", indique Jérôme Vayr. L’entreprise avait déjà mis en place des outils pour aider ses clients durant leurs séjours dans ses sites : navettes, vélo, voiture électrique… Mais mène maintenant une réflexion sur les trajets domicile-clubs également. "Plus de 80 % de nos clients viennent de France. Grâce à notre activité de tour operator, nous pouvons sans doute parvenir à avoir un impact, en faisant par exemple gagner des points de fidélité aux clients privilégiant le train", ajoute le dirigeant.

Un travail mené sur les menus

Pour les achats de produits alimentaires, la société travaille sur les grilles de menus. "Remplacer la viande rouge par de la viande blanche a un impact assez fort sur l’empreinte carbone. Nous allons par ailleurs généraliser une offre végétarienne", poursuit Jérôme Vayr.

Afin de mieux visualiser son impact carbone et de mieux voir son évolution au fil du temps, Vacances Bleues a choisi de calculer son empreinte carbone par nuitée. Celle-ci atteint une moyenne de 30 kg CO₂, un chiffre inférieur à la moyenne nationale, située entre 44 et 175 kg CO₂ par nuitée selon l’Agence de la Transition Écologique (Ademe). "Nous partons avec des résultats plutôt satisfaisants. Du côté des économies d’énergie nous avons diminué de 15 % notre consommation en deux ans en sensibilisant le personnel à des gestes de bon sens sur les températures de chauffage des chambres, des piscines… Nous allons maintenant devoir poursuivre en menant des investissements sur l’isolation ou les systèmes de chauffage ", précise le dirigeant.

Pour l’instant les clients "particuliers" ne sont pas encore très exigeants sur ces thématiques de protection de l’environnement. "Les jeunes le sont toutefois de plus en plus, tout comme nos salariés. Lors des recrutements, nos actions contre le réchauffement climatique font partie des critères de choix des candidats", observe Jérôme Vayr.

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