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Comment le film Marsupilami a été un support de communication pour la Compagnie Française de Croisières
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Comment le film Marsupilami a été un support de communication pour la Compagnie Française de Croisières

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Le paquebot Renaissance, fleuron de la jeune Compagnie Française de Croisières, s’est offert une visibilité XXL en servant de décor au film Marsupilami, sorti en salles le 4 février 2026. Une opération atypique, entre défi logistique et opportunité de notoriété pour la compagnie marseillaise, partenaire du film.

L’équipe du film Marsupilami a réalisé une partie du tournage à bord de Renaissance, le paquebot de la jeune compagnie CFC — Photo : DR

C’est le meilleur démarrage pour un film français en salles depuis trois ans, et mi-avril la comédie française Marsupilami flirtait même avec les 6 millions d’entrées. À l’affiche de ce film, Philippe Lacheau et sa "bande", l’animal jaune imaginé par Franquin, l’acteur Jamel Debbouze et une entreprise marseillaise, partenaire du film, qui s’est offert une publicité inattendue. L’unique paquebot de la jeune Compagnie Française de Croisières (CFC), fondée en 2022 et membre du groupe Ambassador depuis 2025, a en effet servi de décor principal au film.

Ce navire d’une capacité de 1 260 passagers, le Renaissance, a été acquis et entièrement rénové par la compagnie, qui compte une cinquantaine de salariés à Marseille et ne communique pas son chiffre d’affaires. Sa première croisière a débuté le 29 juin 2023. CFC propose, depuis, des voyages au départ de Dunkerque vers l’Europe du Nord, de Marseille vers la Méditerranée et l’Atlantique, ainsi que de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe en hiver. Avec des itinéraires de 3 à 15 jours, elle revendique un taux de remplissage moyen de 80 %.

Un paquebot transformé en plateau de cinéma

En octobre 2024, il embarquait, en plus de ses passagers et 500 membres d’équipage, l’équipe du tournage du film de Philippe Lacheau. "C’est l’opportunité d’une vie, résume Maëlysse Pierrot-Guibourt, présidente de CFC. Un intermédiaire nous a présentés à l’équipe de production, qui recherchait un navire pour leur tournage. Un appel d’offres a été lancé, nous y avons répondu et nous avons eu un coup de cœur mutuel", raconte-t-elle.

L'équipe aurait été séduite par les matériaux à bord, les cuisines extérieures, l'agilité et la flexibilité d'une petite compagnie, capable de répondre à leurs demandes les plus farfelues. La compagnie a ainsi dû adapter le navire au tournage, comme cette séquence dans la piscine qui a nécessité la location d'une grue lors d'une escale en Grèce. "La production a pu se projeter et compter sur un équipage très engagé dans la réussite de la compagnie", ajoute-t-elle. Côté CFC, les valeurs familiales de détente, de découverte et d'aventure du film ont semblé totalement alignées avec la vision du voyage de la compagnie.

Tourner en mer, sans privatiser

C’est en octobre 2024 que l’équipe de tournage est donc montée à bord du Renaissance, alors en croisière en Mer Méditerranée, longeant les côtes des îles grecques. "Gérard Jugnot, qui incarne le capitaine, nous a alors lancés : vous avez de l’humour, vous !", raconte la dirigeante, faisant allusion à l’extravagance de la bande à Fifi.

Contrairement aux usages dans le cinéma, l’espace n’a pas été privatisé. Le tournage a été réalisé en présence des croisiéristes, pendant deux semaines. "Accueillir une équipe de tournage sur un navire en exploitation est un défi logistique, souligne d’ailleurs Maëlysse Pierrot-Guibourt. Certains espaces ont été fermés, d’autres, comme les cabines ont été reconstitués en studio. Et, les vacanciers ont joué le jeu, allant même pour certains jusqu’à jouer les figurants."

Pour réussir une telle aventure, "la clé est l’anticipation" selon la dirigeante, car une fois la croisière lancée, tout est plus compliqué. "L’équipe est venue plusieurs fois à bord pour des repérages, notamment techniques et c’est avec elle que nous avons pu prévoir le besoin en bande passante informatique pour transmettre les fichiers vidéo particulièrement lourds afin d’en assurer la sauvegarde régulière", cite-t-elle en exemple.

Une vitrine d’exception

Plus d’une année après le tournage et plusieurs mois après la sortie en salle du film, quel bilan en tirer ? "D’abord, ça a été une très belle opportunité de mettre en valeur Renaissance et de faire découvrir l’expérience d’une croisière au public français", assure la présidente. Le logo de la compagnie a été visible sur différents plans, son nom est cité à plusieurs reprises et figure au générique. Gérard Jugnot, dans le rôle du capitaine, va jusqu’à célébrer cet art de vivre à la française, qui est l’une des marques de fabrique de CFC. "Chaque spectateur qui s’interroge, qui veut savoir quelle compagnie a accueilli le tournage, n’aura aucun mal à le savoir, ajoute-t-elle. Et s’il est impossible d’attribuer les bons résultats du trafic du site web depuis février au film, il est sûr que beaucoup de personnes nous en parlent spontanément."

En termes de notoriété, elle en est convaincue, les retombées seront là "Pour l’instant, nous ne constatons pas d’augmentation des ventes, mais le film, couplé à notre offre dédiée aux familles pour la saison estivale nous amènera une nouvelle clientèle". Même en interne, cette expérience a des répercussions positives : "Elle nous a sortis de notre routine. Nous avons pu partager une projection en avant-première et finalement un projet hors du commun."

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