L'Union des constructeurs immobiliers veut croire à la reprise. «Nous sentons frémir le marché de la rénovation et de l'agrandissement», affirme Jean Dumoulin, président de l'UCI. Il était temps. Car les entreprises ont perdu 30% de leurs prises de commandes en 2008, des pertes concentrées à 50-60% sur la deuxième moitié de l'année. Les maçons ont souffert, de nombreuses entreprises de gros oeuvre ont déposé le bilan en fin d'année. «Après le cataclysme du deuxième semestre 2008, des lueurs d'espoir s'allument.Les prix de l'ancien et du foncier commencent à fléchir. Un facteur de relance car les gens qui font appel à nous pour construire du neuf ont souvent besoin de revendre avant. Les taux bancaires sont descendus en dessous du seuil symbolique des 5%, le prix des matériaux se stabilise...» Autre voyant vert: les incitations fiscales de la loi de finance 2009 pour les maisons basse consommation (BBC), dans le prolongement du Grenelle de l'environnement.
40% à déduire sept ans
«En 2008, ces déductions des intérêts d'emprunt étaient de 40% la première année et de 20% pendant les quatre années suivantes. Désormais, on sera à 40% pendant sept ans», souligne Nadine Guillemoto, directrice des maisons Ty Breiz et membre de l'UCI. Émanation de la Fédération française du bâtiment (FFB), l'UCI est l'un des trois syndicats professionnels de constructeurs de maisons individuelles. Il n'existe que depuis mars2008 dans le Morbihan, où il regroupe une quinzaine de membres pouvant produire jusqu'à 1.000 maisons par an, sur les 3.600 permis de construire de ce type. «Le département reste très attractif», conclut Jean Dumoulin. «Je reste persuadé que ceux qui travaillent dans une tour à La Défense n'ont qu'un rêve: avoir une résidence secondaire dans le Morbihan.»
D'après l'Union des constructeurs immobiliers, plusieurs indicateurs sont au vert.