Le succès des Petits mouchoirs. «C'est un très beau film, le genre de film où l'on se retrouve entre copains, avec ceux qui restent, car même à 50balais, on connaît des disparitions. C'est la vraie vie sans masque, avec ses blessures, ses joies et ses peines. On se rend compte que chacun évolue de façon différente. Des gens sont devenus riches, d'autres pauvres, d'autres encore sont partis à l'autre bout du monde, etc. Dans ce film, c'est la vérité de la vie qui remonte à la surface. Ma femme m'a traîné au cinéma pour aller le voir, mais je ne suis pas déçu. J'ai eu le même sentiment avec le film Un éléphant ça trompe énormément d'il y a 30ans. C'est du bon cinéma français, sans gros budget.»
La magie de Paris. «Paris me fait rêver depuis que je suis gosse. J'y vais une fois par semaine pour le boulot et, à chaque fois que j'arrive à Paris, je m'y sens bien. Pour moi qui voyage beaucoup, j'y ai trouvé de véritables petits villages dans chaque quartier, qu'on ne retrouve pas ailleurs dans d'autres capitales au monde. Paris est une jolie femme. Elle a un côté charme. Allez prendre un café sur le Champ de Mars à 7heures le matin avec l'odeur de l'encre du journal. Vous êtes seul au monde, c'est génial! Et puis, les meilleurs croissants sont parisiens... D'une terrasse, j'aime bien observer les gens. Dans mon métier, nous créons tout le temps avec la mode, donc je regarde les looks, les démarches... Quand on observe les gens, on apprend beaucoup. À Paris, c'est assez drôle aussi de se retrouver coincé dans le métro un jour de grève, en costard, au milieu d'une foule syndicale. J'adore ça!»
La France dans la mondialisation. «C'est fou l'écart entre la motivation des salariés français et celle des Chinois. La Chine a une soif d'apprendre, d'entreprendre, de développer qu'on ne trouve pas en Europe où la notion de service n'existe plus. Il y a un gros décalage avec ceux qui ne pensent qu'aux vacances et à leurs RTT. Les Français ne se rendent pas compte que le marché est en train d'évoluer sans eux. D'autre part, 90% des emplois sont créés par les PME et rien est fait pour elles.»
Directeur général Aoyama France (35salariés) à Villeneuve-d'Ascq Parcours Né le 14janvier 1962. Débute sa carrière il y a 25ans chez Danone, en tant que promoteur des ventes. Passe 7ans chez McCain puis 4ans chez Lamy (lunettes) Crée en 2000 la division France d'Aoyama Group. Préside la CGPME Nord depuisfévrier2009.