Un centre de dépollution et de traitement des ballons d’eau chaude vient être inauguré dans les Hauts-de-France, avec une mise en service prévue en ce début juillet. Porté par le recycleur anglo-néerlandais Renewi, aux côtés de l’éco-organisme Ecosystem, spécialiste du réemploi et du recyclage des équipements électriques et électroniques, ce centre constitue la deuxième étape de la création d’une nouvelle filière industrielle en France.
Son objectif est d’extraire les gaz à effet de serre contenus dans les mousses isolantes des ballons d’eau chaude. Ces derniers sont très nocifs pour le réchauffement climatique et la couche d’ozone, "parfois jusqu’à 12 000 fois plus puissants que le CO2", précise Ecosystem. Ce centre valorisera également les matériaux qui composent ces appareils, dans une perspective d’économie circulaire.
Une nouvelle filière industrielle
Le tout premier centre français de ce genre a vu le jour en mai dernier dans la Vienne, en Nouvelle-Aquitaine, porté par le recycleur girondin Decons. Le deuxième est installé à Lesquin, près de Lille (Nord), au sein d’un site de Coolrec, une filiale du recycleur Renewi (6 750 salariés, 1,6 Md€ de CA).
Suivront quatre sites du groupe Derichebourg (plus de 42 000 salariés, 3,6 Md€ de CA) : celui de Bonneuil-sur-Marne (Île-de-France) le 17 septembre, ceux de Cheminot (Grand Est) et Saint-Pierre-de-Chandieu (Auvergne-Rhône-Alpes), datés pour le second semestre 2025. Enfin, un sixième site verra le jour à Montoir-de-Bretagne (Pays de la Loire) en 2026.
10 millions d’investissements
Ce centre nordiste, qui représente un investissement de 10 millions d’euros, s’accompagnera de la création de 18 emplois. Il montera en puissance progressivement ces prochains mois, pour afficher, en vitesse de croisière, une capacité de traitement de 15 500 tonnes de ballons d’eau chaude par an.
La création de la filière française représente quant à elle un investissement de plus de soixante millions d’euros, porté par les recycleurs Derichebourg, Decons et Coolrec. "Par ailleurs, Ecosystem consacrera chaque année plus de 50 millions d’euros au financement de la dépollution des ballons d’eau chaude", indique l’éco-organisme. Une fois la filière constituée, celui-ci ambitionne de capter chaque année l’équivalent de 400 000 tonnes de CO2.