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Trophées Industrie Grand Ouest : VoltR donne une nouvelle vie aux batteries grâce à l'IA
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Trophées Industrie Grand Ouest : VoltR donne une nouvelle vie aux batteries grâce à l'IA

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La start-up VoltR, installée à Verrières-en-Anjou, a déjà livré ses premières séries
de batteries reconditionnées et devrait en sortir plusieurs milliers encore d'ici la fin de l'année. Elle ambitionne de devenir le leader européen de ce secteur. La start-up vient de recevoir le Trophée Industrie de demain des Trophées Industrie Grand Ouest.

Denis Caille, directeur de la Cité des Congrès et d'ExpoNantes, et Maxime Bleskine, cofondateur de VoltR, une start-up angevine qui reconditionne les batteries — Photo : Pauline Théon

Créée en décembre 2022, la start-up angevine VoltR a pour ambition de devenir le leader européen du reconditionnement de batteries électriques. Elle utilise les cellules lithium de batteries de vélos, de trottinettes ou encore de petits outillages comme des perceuses pour refabriquer des batteries.

La start-up est en phase d'accélération. Cette année, elle a livré plusieurs milliers de batteries produites dans ses locaux de Verrières-en-Anjou (Maine-et-Loire) et devrait en fournir tout autant jusqu'à décembre. "Nous avons actuellement une quarantaine de clients dont 5 ou 6 grands comptes", explique Alban Régnier, président de VoltR. Ces premières séries de batteries qui sortent de l'unité angevine de VoltR sont utilisées principalement pour des applications d'objets électroniques ou dans le domaine de la

micromobilité.

L'IA permet de reconditionner les batteries

"Nous récupérons les batteries pour exploiter leurs capacités résiduelles, précise Maxime Bleskine, le directeur général. En moyenne, elles n'ont été utilisées qu'à 20 % de leurs capacités avant d'être remplacées mais conservent 80 % de leurs capacités résiduelles. Nous les démantelons et, en réutilisant leurs cellules, nous les remettons en état pour leur application d'origine ou bien nous les redirigeons vers des applications

moins exigeantes. Le process de VoltR s'appuie sur l'intelligence artificielle. L'IA "nous permet de prédire la fin de vie des cellules que l'on traite pour fabriquer de nouvelles batteries", indique Alban Régnier.

Employant 37 salariés en Maine-et-Loire et en région parisienne pour la R & D, la start-up ne manque pas d'ambitions. Elle compte atteindre un effectif de 600 salariés en 2030. Le déploiement de quatre usines de reconditionnement en Europe doit permettre à l'entreprise d'atteindre 120 millions d'euros de chiffre d'affaires à cette date.

Devenir leader européen

Pour monter en puissance, le dirigeant compter lever plusieurs dizaines de millions d'euros cette année, entre 20 et 80 millions, après une première levée de fonds de 4 millions d'euros en 2023. Une levée d'amorçage clôturée en novembre 2023 avait fait entrer la Région Pays de la Loire, mais aussi le Département de l'Anjou au capital. Aux côtés des 4 fondateurs (majoritaires) et de salariés, deux fonds font partie de l'aventure : C4 Ventures, le fonds de Pascal Cagni (ex-président de Business France), et Hexagone, un fonds spécialisé dans la deeptech.

Objectif des quatre fondateurs - Alban Regnier (président), Maxime Bleskine (directeur général), François Mallet (directeur des opérations) et Thibaud Mufront (directeur technique) : devenir leader européen du recyclage des batteries au lithium. "Nous fournirons 45 millions de cellules reconditionnées par an en 2030. Nous redonnons vie aux batteries jetées mais dont la valeur résiduelle reste autour de 80 %. "Un potentiel aujourd'hui inexploité qui pourrait aussi avoir un impact sur l'environnement : en 2030, "l'activité de VoltR permettra à elle seule une réduction de 1 % des émissions de CO2 de la France ", assure Alban Regnier.

Maine-et-Loire # Production et distribution d'énergie # Intelligence artificielle # Stratégie # Start-up # Innovation
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