La cérémonie des Trophées Industrie Grand Ouest s’est déroulée mercredi 2 octobre, en fin de matinée, dans le cadre du salon Industrie Grand Ouest au parc des expositions de Nantes. Invité d’honneur de cette cinquième édition de l’évènement, Louis Gallois, coprésident de la Fabrique de l’Industrie. L’ancien commissaire général à l’investissement, grand capitaine d’industrie, a lancé un vibrant appel, en ouverture de la cérémonie, pour que les entreprises industrielles relèvent le double défi de la décarbonation et de l’avènement des nouvelles technologies digitales. Deux exigences qui balisent le chemin de la réindustrialisation. Un processus de longue haleine qui suppose, selon lui, un engagement de l’État, difficile à maintenir en cette période de déficit budgétaire abyssal. C’est pourquoi la réindustrialisation doit pouvoir s’appuyer, selon Louis Gallois, sur l’investissement de l’Union européenne afin de garder l’industrie du vieux continent au niveau de celle de ses concurrents dans la mondialisation.
Grand prix 2024 : le Groupe Lambert
Louis Gallois a ensuite remis le Grand Prix 2024 des Trophées à Carine Chesneau, présidente de l’entreprise nantaise centenaire, le Groupe Lambert. Un trophée qui vient récompenser l’adaptation dont a su faire preuve la PME familiale basée à Couëron (30 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, 80 salariés), spécialisée dans la tréfilerie et le négoce de clôtures, et qui a su diversifier son outil industriel pour affronter la concurrence étrangère.
La normande PEG prix de l’ancrage territorial
Cinq autres entreprises industrielles des régions Bretagne, Normandie et Pays de la Loire ont été mises à l’honneur mercredi matin, à commencer par le groupe normand PEG (110 salariés, 26 millions d’euros de chiffre d’affaires), qui remporte le trophée de l’ancrage territorial. Cette entreprise textile, spécialiste de la couette et de l’oreiller en fibres recyclées, est un porte-étendard du made in France, qui a su innover pour se diversifier dans les produits d’isolation pour les bâtiments, insiste sa présidente Manon Comalada.
VoltR sacrée industrie de demain
La jeune société angevine VoltR a quant à elle été récompensée par le trophée industrie de demain. Cette entreprise technologique, créée en 2022, emploie déjà 40 salariés, et se positionne en avant-garde du recyclage des batteries au lithium. Elle s’apprête à lever plusieurs dizaines de millions d’euros avec en point de mire la création de plusieurs sites industriels en Europe confie son cofondateur François Mallet.
Le prix de l’industrie durable à Acieo
Le groupe mayennais Acieo remporte pour sa part le prix industrie durable qui récompense son engagement dans la transition écologique et la RSE. Cet acteur du marché du BTP (100 millions d’euros de chiffre d’affaires, 460 salariés) né du regroupement de 7 entreprises, a mis la responsabilité environnementale au cœur de son activité. "C’est un sujet qui nous tient à cœur", assure Cyril Millereau, son président.
Un coup de cœur unanime pour Algolesko
Le jury des Trophées a également tenu à décerner cette année un prix Coup de cœur à l’entreprise bretonne Algolesko, pionnière de la culture d’algues en pleine mer en eaux profonde. Une jeune pousse (11 salariés, 1 million d’euros de chiffre d’affaires) qui réussit à exporter ses algues au Japon et cible, avec ses produits, l’industrie agroalimentaire et la cosmétique, a expliqué sur la scène des trophées, Mathilde Lemoine, responsable culture marine chez Algolesko.
Une start-up nantaise à l’honneur
Enfin, le vote du public de la cérémonie a départagé les trois start-up nominées dont les dirigeants sont venus pitcher en direct. Vainqueur de l’affrontement : Clément Mélédo, créateur de SoSpare, spécialiste de l’économie circulaire pour les pièces détachées industrielles. Le prix lui a été remis par le directeur général de Manitou, Michel Denis, grand prix 2023 des Trophées, comme le symbole d’un lien tissé entre une belle ETI du grand ouest et une entreprise prometteuse.