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Trophées Industrie Grand Ouest : le mayennais Acieo récompensé pour son engagement dans l’industrie durable
Mayenne # Bâtiment # RSE

Trophées Industrie Grand Ouest : le mayennais Acieo récompensé pour son engagement dans l’industrie durable

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Le groupe Acieo basé à Château-Gontier-sur-Mayenne a reçu le prix "industrie durable" aux Trophées Industrie Grand Ouest 2024. Ses sept filiales travaillent, chacune dans leurs domaines respectifs, à concevoir et construire des bâtiments bas-carbone en bois ou structures métalliques. Et investissent en interne dans une stratégie RSE.

Cyril Millereau (à droite), président du groupe Acieo en compagnie de Bruno Dussourt, directeur général du Journal des Entreprises, lors de la cérémonie de remise des Trophées industrie Grand Ouest — Photo : paskallesaux.com - PASKAL LE SAUX

Le groupe mayennais Acieo a reçu le prix "industrie durable" lors de la cérémonie des Trophées Industrie Grand Ouest, organisés par Le Journal des Entreprises, qui s’est déroulée ce mercredi 2 octobre, dans le cadre du salon Industrie Grand Ouest à Nantes. Ce prix récompense l’engagement de cet acteur du BTP dans la transition écologique et la RSE (responsabilité sociétale des entreprises). "C’est un sujet qui nous tient à cœur", a réagi son président Cyril Millereau en recevant son trophée. Son groupe est spécialiste de l’enveloppe de bâtiment (charpentes métalliques ou bois, métallerie-serrurerie, bardage) et bâtisseur d’ouvrages limitant l’impact environnemental. Composé de sept filiales, Acieo réalise 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploie 460 personnes. Il opère sur un territoire allant de la région parisienne à la Bretagne en passant par la Normandie.

Dépasser la vision à court terme

Un responsable transition environnementale a été recruté en décembre 2022. La conviction est plus ancienne. "Notre stratégie RSE est devenue un véritable projet intégré au plan stratégique de l’entreprise ; c’est la démarche globale, environnementale et sociétale", commente Cyril Millereau. "Cela implique un changement profond de mentalité, nécessitant de dépasser les perspectives à court terme pour adopter une vision partagée à long terme." Pour relever le défi du changement climatique, Acieo veut réduire de 3 % par an ses gaz à effet de serre d’ici à 2030 et le poids de ses déchets industriels banals de 50 %.

Des matériaux à la démolition

Pour y parvenir, "le choix des matériaux de construction revêt une importance capitale", insiste le groupe. "En utilisant des aciers recyclés issus de la filière électrique, il est possible de diminuer significativement l’empreinte carbone des structures métalliques". Pour les structures et menuiseries en bois, l’entreprise met en avant d’autres bénéfices : "L’usage de matériaux biosourcés et recyclés améliore drastiquement la qualité de l’air et la température intérieure des bâtiments par leurs qualités isolantes."

Mais cela ne suffit pas : pour proposer des bâtiments bas carbone crédibles, il convient de "prendre en compte l’ensemble du cycle de vie des logements" jusqu’à la démolition, selon le groupe. Cela englobe l’emploi de matériaux moins carbonés donc, la mixité des matériaux aussi dans une recherche d’écoconception, du réemploi, la gestion des déchets, de l’énergie — sur les chantiers et sur la consommation énergétique des habitants ensuite — et de la biodiversité…

Montrer l’exemple en interne

Dans ses propres bâtiments, le groupe va consacrer "3 millions à la réhabilitation et l’isolation et 800 000 euros sur le photovoltaïque. À compter de 2025, les ombrières installées permettront de redistribuer l’énergie à des entreprises voisines, en projets d’autoconsommations collectives". Acieo projette de réduire de 15 % sa consommation énergétique à l’horizon 2030. Au total, le groupe projette d’investir "dix millions d’euros en six ans" dans sa RSE.

Depuis un an et le départ de deux associés historiques, le groupe a renouvelé sa gouvernance. Autour du PDG Cyril Millereau, le directoire se compose désormais de salariés, des directeurs des principales filiales et des métiers stratégiques du groupe, ainsi que d’une société composée de quinze cadres. Tous les membres du codir sont associés, à des niveaux divers. Et une part de 25 % du résultat du groupe est redistribuée chaque année à l’ensemble des salariés du groupe.

Le groupe indique par ailleurs mettre en place une politique inclusive pour la formation et l’intégration de jeunes, séniors et personnes en situation de handicap.

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