Terre de commerces : «Il faut jouer collectif»
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Terre de commerces : «Il faut jouer collectif»

Terre de commerces, la fédération des commerces et services de proximité des Bouches-du-Rhône, a organisé le 7décembre dernier la quatrième édition de la Nuit du commerce Marseille, sur le thème: ?Jouer collectif, un remède à la crise?.

Laurent Carratu, le nouveau président de Terre de commerces, fédération qui regroupe 4.500 commerces et services de proximité dans les Bouches-du-Rhône (soit 18% des effectifs globaux), en est persuadé: c'est en se rassemblant que les commerçants seront plus forts. «Par nature, nous sommes plutôt individualistes, estime-t-il. Or, nous n'obtiendrons rien des autorités si nous ne sommes pas unis autour de revendications communes, liées notamment à la sécurité, à l'accessibilité et à la propreté de nos rues commerçantes. Il est nécessaire de jouer collectif, afin d'influer comme il se doit sur les décisions des politiques». Un point de vue partagé par Solange Biaggi, adjointe au maire de Marseille, déléguée au commerce, à l'artisanat, aux professions libérales et au centre-ville: «L'union fait la force, et c'est encore plus vrai en temps de crise. Il importe notamment de travailler en lien étroit entre les commerçants de proximité et les grandes enseignes».




Un tissu hétérogène

Pour Alexandre Perruchio, directeur de programmes d'Atemi Méditerranée, l'un des principaux acteurs de la renaissance de la rue de la République, à Marseille, l'enjeu est d'importance: «Nous sommes en train de doubler la surface du centre-ville en redonnant vie à une artère qui avait été laissée en déshérence pendant de nombreuses années. Avec une volonté forte de proposer à la fois des commerces de proximité, de loisirs, et des enseignes haut de gamme, en synergie avec le quartier». Une hétérogénéité globalement représentative des commerces locaux, comme le confirme Jean-Marc Avram, vice-président de la CCI Marseille-Provence, en charge du commerce:«Petits commerces, grandes enseignes, indépendants, succursalistes, franchisés... Le tissu commerçant est très large et très varié. Or, leurs problèmatiques sont à 99% les mêmes. D'où l'utilité de se fédérer pour mieux peser dans les débats...»

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