C'est un village itinérant, reconstituant trait pour trait les décors de la série américaine Games of Thrones. Dans chacun de ces mondes, une borne digitale immortalise les visiteurs en les intégrant automatiquement dans l'une des scènes emblématiques de la dernière saison de la série à succès, qu'ils peuvent par la suite partager sur les réseaux sociaux. Effet "waouh" garanti pour cette campagne marketing pilotée par la chaîne de télévision HBO cet hiver aux Etats-Unis et qui s'appuie sur une technologie développée... à Cannes.
Leader européen
C'est en effet là que se situe le centre technique et informatique de SharingBox. « Neuf personnes y travaillent pour développer et adapter les logiciels en fonction des besoins et envies du client et un commercial vient d'être embauché pour développer l'activité sur le Sud-Est », indique Frédéric Danesi, co-fondateur et directeur technique de la jeune pousse belge, devenue en trois ans seulement le leader européen des bornes photos digitales. Ces outils qui, à travers une animation photo ou vidéo ludique, permettent aux marques de « créer un lien d'attachement avec leurs clients, d'augmenter leur visibilité et de se constituer par la même occasion une base de données pertinente », explique son commercial William Borderie.
Levée de fonds
Présente dans plus de 20 pays, l'entreprise a participé en 2016 à plus de 12.000 événements corporate pour clôturer l'exercice sur un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros (dont 4 millions d'euros générés en France), contre 5 millions d'euros réalisés en 2015. Un succès à l'ampleur « inattendue » qu'il s'agit toutefois de pérenniser. « Nous disposons actuellement de 500 bornes, auxquelles va s'ajouter une soixantaine d'unités début 2017 », précise Frédéric Danesi qui reconnaît cependant que « pour suivre la demande, nous allons devoir doubler notre parc ». Or, une machine coûte près de 10.000 euros. « C'est le prix de la qualité ». D'où la nécessité pour la société « valorisée à ce jour à 25 millions d'euros », de s'engager dans une seconde levée de fonds « de plusieurs millions d'euros », après avoir cédé, en 2015, 10% de son capital à l'ancien CEO de RedBull.