La réindustrialisation de la France se poursuit, même si elle ralentit. C’est ce qu’il faut retenir de la troisième édition du Baromètre industriel du gouvernement. Ce dernier recense 89 ouvertures nettes de sites industriels en 2024 en France. C’est moins qu’en 2022 (+176) et qu’en 2023 (+189), mais le solde entre ouvertures et fermetures d’usines reste positif.
En réalité, il s’est ouvert 114 usines en France en 2024 pour 119 fermetures. Si le solde du baromètre de l’État est tout de même positif, c’est que l’indicateur mesure aussi les extensions et les réductions "significatives" des outils de production. Et les premières (152 agrandissements d’usines) restent largement supérieures aux secondes (58 réductions de sites).
L’industrie verte et l’agroalimentaire dynamiques
Les activités tournant autour de "l’industrie verte" (production d’énergie décarbonée, recyclage…) sont dans une bonne dynamique avec 27 ouvertures et agrandissement nets d’usines. Le secteur de l’agroalimentaire est aussi bien orienté (+20). En revanche, le solde est négatif en 2024 dans trois secteurs : la fabrication de matériels de transport (-12), la mécanique (-2) et la plasturgie (-2).
Les moteurs de la réindustrialisation : Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine
De fortes disparités existent également selon les territoires. L’Auvergne-Rhône-Alpes (+32) et la Nouvelle-Aquitaine (+24) sont les deux régions les plus actives en matière de réindustrialisation. Suivent l’Occitanie (+12), le Centre-Val-de-Loire (+9) et les Pays de la Loire (+8).
À l’opposé, le quart Nord Est de la France accuse un solde négatif. C’est le cas du Grand Est (-3), des Hauts-de-France (-2) et de l’Île-de-France (-1).
Entre les deux, la dynamique est plus atone en Paca (+5), Bourgogne-Franche-Comté (+3), Normandie (+2), Bretagne (0) et Corse (0).