Safran va produire des turbines d’avions à Rennes-La Janais en 2027
L’équipementier aéronautique parisien Safran (27 Md€ de CA, 100 000 salariés) fait actuellement construire un nouveau site au sein du Pôle d’excellence industrielle de La Janais, à Chartres-de-Bretagne près de Rennes (Ille-et-Vilaine). La future usine accueillera deux types d’activités pour le compte de son entité Safran Turbine Airfoils : la production d’aubages de turbines avancées pour moteurs civils et militaires et la réparation d’aubages civils pour Safran Aircraft Engines. Elle sera mise en service en 2027 et atteindra sa pleine capacité à l’horizon 2030-2032. Le site emploiera à terme 500 personnes. Le montant de l’investissement n’est pas connu.
Un milliard d’euros pour le parc éolien de Bretagne Sud porté par Pennavel
Depuis Lorient, la société Pennavel (consortium composé d’Elicio et BayWa. r.e), poursuit l’avant-projet du parc éolien de Bretagne Sud. Il est mené par Jérôme Hilt, son directeur. Le chantier, lui aussi dénommé Pennavel, devrait se dérouler de 2029 à 2031 pour une durée d’exploitation d’une trentaine d’années. 1 500 personnes doivent travailler sur le projet lors de la phase de construction du parc et une cinquantaine de salariés devraient intervenir ensuite en exploitation et maintenance. Pour rappel, ce projet offrira une puissance de 250 MW lors de sa mise en service en 2031. L’investissement total avoisinera le milliard d’euros.
Cooperl entrera en juin dans son nouveau siège de 6 900 m²
Commencée au printemps 2024, la construction du nouveau siège social de la coopérative agricole et agroalimentaire costarmoricaine Cooperl (2,7 Md€ de CA en 2024, 7 500 salariés) va s’achever au printemps. L’entreprise y rentrera en juin, pour son soixantième anniversaire. Situé à Lamballe-Armor (Côtes-d’Armor), comme l’ancien, le nouveau bâtiment s’étend sur 6 900 m², sur quatre niveaux, au sein d’une parcelle de 18 000 m². Il pourra accueillir 350 postes de travail. Passif, il a été conçu par Brûlé Architectes Associés (Quimper). Le montant de l’investissement n’a pas été communiqué.
132 millions d’euros pour l’Unité de valorisation des déchets Suez de Taden
Suez a lancé en 2025 les travaux de modernisation de l’Unité de valorisation énergétique (UVE) des déchets ménagers, situé à Taden (Côtes-d’Armor). Ces travaux, d’un montant de 132 millions d’euros, équipements industriels compris, consistent en une augmentation de la capacité de transformation des déchets en énergie. Elle passera de 7,5 tonnes/h à 20 tonnes/h au total. L’unité approvisionnera aussi le futur réseau de chaleur de Dinan.
Un futur siège de 7 500 m² pour Samsic à Rennes
Les travaux ont démarré en 2025 près de la gare de Rennes (Ille-et-Vilaine). C’est là que le groupe rennais de services aux entreprises Samsic (132 000 collaborateurs, plus de 4 Md€ de CA) fait construire son nouveau siège social, qui doit être terminé en 2027. Un projet chiffré lors de son lancement en 2019, à environ 120 millions d’euros. Plus de 700 collaborateurs y seront accueillis (principalement les équipes administratives du groupe back-office et ses services centraux), sur 7 500 m² répartis sur 5 niveaux. Composé de deux bâtiments, le programme s’inscrit dans un projet plus vaste mêlant logements, commerces et bureaux, sur l’îlot Blériot-Féval, coréalisé par les promoteurs Bati-Armor, Blot et For Immo.
Cobredia lance son plus grand site breton à Cesson-Sévigné
Le groupe rennais Cobredia (1 659 salariés) a lancé le chantier de sa future concession Mercedes-Benz à Cesson-Sévigné, sur la ZAC du Chêne Morand. Avec 7 000 m² (dont deux ateliers et un vaste showroom/bureaux), ce sera son plus grand site en Bretagne. L’investissement atteint 13,5 millions d’euros, pour une ouverture prévue en juillet 2026. Dirigé par François Picard, Cobredia exploite 88 concessions en Bretagne et Mayenne, dont 11 pour Mercedes-Benz, et a réalisé 892 M€ de CA en 2024 (+ 14 %).
À Quimper, 18 millions d’euros pour moderniser l’usine Petit Navire
Le groupe Thai Union engage 18 millions d’euros sur quatre ans pour moderniser l’usine MerAlliance, filiale de Petit Navire, à Quimper. Objectif : accroître de 30 % la capacité de production de poissons fumés, avec 4 000 m² supplémentaires, de nouveaux équipements automatisés et une offre élargie dès 2025 avec la truite fumée. Le site, qui emploie environ 450 salariés, conservera ses effectifs. Le projet inclut aussi des solutions durables pour réduire la consommation d’eau et d’énergie, ainsi que la dépendance au gaz naturel.
Altho Brets engage 95 millions d’euros pour une nouvelle usine de chips
Le chipsier morbihannais Altho Brets a lancé la construction d’une nouvelle usine sur son site de Saint-Gérand, près de Pontivy. 95 millions d’euros vont être investis pour ce projet. Il permettra de répondre à la demande croissante du marché aussi bien pour sa marque Brets que pour les marques de distributeurs. "Nous allons démarrer avec une première ligne à la fin du premier trimestre 2026 avec une capacité de 15 000 tonnes et nous prévoyons une seconde ligne par la suite pour atteindre ces 25 000 tonnes au total", détaille son dirigeant, Laurent Cavard.
HTL Biotechnology investit 24 millions d’euros pour produire de l’acide hyaluronique et de l’ADN
Début 2026, HTL Biotechnology (300 collaborateurs, 100 M€ de CA), à Javené (Ille-et-Vilaine), démarrera la production d’HA (acide hyaluronique) stérile. L’entreprise de biotechnologies a investi 12 millions d’euros pour cet outil de pointe. Elle prépare également un autre investissement de 12 millions d’euros pour accélérer dans la production de polynucléotides (ADN), son autre spécialité, très demandée en Asie. Cet autre bâtiment sera également opérationnel courant 2026. Ces travaux s’inscrivent dans un vaste programme de 100 millions d’euros d’investissements démarré en 2021 avec l’agrandissement de son site historique de 1 350 m².
À Brest, Guyot Énergies et Idex investissent 70 millions d’euros dans une centrale bas-carbone
Le chantier de la centrale de cogénération de Guyot Énergies et Idex a démarré en septembre 2025 sur le port de commerce de Brest. Un investissement de 70 millions d’euros, dont 14,5 millions d’euros d’aides de l’Ademe. Ce projet d’ampleur permettra de valoriser jusqu’à 40 000 tonnes/an de combustibles solides de récupération bretons pour produire 85 GWh de chaleur et 20 GWh d’électricité. L’usine voisine Bunge sera la première bénéficiaire de la vapeur, réduisant ses coûts et son empreinte carbone. Mise en service en 2027, la centrale générera 14 emplois directs et viendra consolider la filière régionale des énergies renouvelables.
La coopérative Le Gouessant réunit deux unités angevines en un seul bâtiment
La coopérative costarmoricaine Le Gouessant (890 salariés, 777 M€ de CA en 2024) va réunir ses deux unités de production situées près d’Angers, sous le nom de sa filiale Synergie Prod, en un seul bâtiment. Le futur site, dont les travaux de construction commencés en fin d’année 2025 vont s’étaler sur toute l’année 2026, produira des compléments alimentaires pour animaux. Le montant de l’investissement n’a pas été communiqué mais il représente une part importante de l’enveloppe de 19 millions d’euros annoncée pour l’année par la coopérative.
FenêtréA se dote d’une nouvelle usine et construit 41 maisons pour ses salariés
En plein développement, l’ETI morbihannaise FenêtréA (500 salariés et 78 M€ de CA) prévoit de bâtir en 2026 une nouvelle usine dédiée à la fabrication de fenêtres en aluminium, créant ainsi une centaine d’emplois. Elle investit 30 millions d’euros pour cet ensemble industriel de 20 000 m² qui sera livré à l’horizon 2026-2027. Confrontée à des difficultés de recrutement, l’entreprise a également décidé de construire un lotissement de 41 maisons afin d’héberger ses salariés actuels et futurs. Un projet qui se chiffre à 7 millions d’euros. "Il va se faire par tranches. […] Chaque tranche comprendra des maisons à l’achat et d’autres en location", détaille Dominique Lamballe, président de l’entreprise. Le principe est que FenêtréA ne reste pas propriétaire au-delà de 10 ans.
Le bretillien Perin construit une usine dans le Morbihan pour son béton bas carbone
La société Perin (170 salariés, 51 M€ de CA), filiale du groupe bretillien Denis Matériaux, va démarrer en 2026 la construction d’une usine dédiée à son entité Pérénite, qui fabrique des produits en béton fibré à ultra-haute performance, autrement appelé BFUP. Un projet pour lequel il investit 17 millions d’euros, dont 7 millions pour la partie immobilière et 10 millions pour le matériel de production. "Nous aurons une capacité de production de 600 000 m² de plaques de BFUP, précise Renan Denis, président de l’entreprise. Nous allons fabriquer deux principales gammes de produits : d’une part nos bardages brevetés Kapla, et d’autre part des dalles imitation céramique." La fabrication devrait démarrer à la rentrée 2026 et une soixantaine d’emplois sera créée d’ici à cinq ans.
L’Orange Bleue investit 15 millions d’euros sur la ZAC des Chevrons à Rennes
L’entreprise rennaise de fitness L’Orange Bleue (1 200 collaborateurs, 160 M€ de CA) finalise les travaux de son futur siège social à Rennes, ZAC des Chevrons. 15 millions d’euros sont investis dans ce bâtiment de 4 400 m². Le nouveau site sera à la fois un lieu de travail, de formation et un espace de création pour les futurs projets du groupe. L’Orange Bleue a choisi de rester sur ce secteur en plein renouveau de l’ouest rennais pour construire son avenir. La ZAC des Chevrons (emplacement de l’ex-usine Citroën), qui s’étend sur 40 hectares, voit sortir de terre près de 50 000 m² de bâtiments. Parmi les autres futurs usagers de cette zone revalorisée par les groupes Lamotte et Mazureau, on compte les entreprises Cailabs (qui s’agrandit) et Mazars.
Technature investit 11 millions d’euros dans un troisième site de production
Après avoir récemment investi près de 9 millions d’euros dans ses sites de Dirinon et du Relecq-Kerhuon, le façonnier cosmétique finistérien Technature (200 salariés, 28 M€ de CA), poursuit son expansion. L’entreprise finistérienne investit en effet 11 millions d’euros de plus dans une nouvelle usine de production de 5 200 m² à Brest, dont cinq millions d’euros en équipements pour industrialiser les innovations issues de son laboratoire de recherche et développement. De quoi soutenir sa forte croissance en doublant ses capacités de production.
Le groupe Jouault mobilise 20 millions d’euros pour une nouvelle usine
Composante du groupe morbihannais Jouault (60 salariés et 35 M€ de CA), AB Technologies, la société historique du groupe, spécialisée dans les produits laitiers, se prépare à une étape majeure. "Nous allons construire une nouvelle usine de 6 000 m² à La Vraie-Croix, non loin du site d’AIF Ingrédients. Nous disposons de deux sites actuellement, à Trédion et à Sulniac, sur lesquels nous sommes également à saturation. La nouvelle usine va nous permettre de développer de nouveaux produits innovants", dévoile Bertrand Jouault fils, dirigeant de la société. Plus de 20 millions d’euros vont être investis pour ce projet. L’entreprise est notamment reconnue pour ses fromages végétaux qui associent des coproduits du lait avec des ingrédients végétaux.
Loudéac Communauté veut faire du plus grand parc d’activités breton une zone bas carbone
Loudéac Communauté veut faire du plus grand parc d’activités breton, qui se trouve sur son territoire, une zone bas carbone. Pour cela, de nombreux projets vont avancer en 2026 et notamment les études de celui retenu lors d’un appel à manifestation d’intérêt de l’État dédié à la filière Gazéification Hydrothermale. Une technologie qui utilise de l’eau sous pression et de la chaleur, et permet de traiter des déchets organiques humides ou solubles dans l’eau, comme les boues, les résidus agroalimentaires ou encore les effluents agricoles et industriels. 80 % de ces boues et digestats, résidus issus de la méthanisation, pourront être transformées en syngaz. Ce biogaz sera revendu, comme le prévoit le modèle économique privilégié.